De quels dons vit l’esprit ? — Or un dieu, peu jaloux
De sa prunelle d’or, prescrivit à sa Muse
De bercer son génie, d’en faire son Époux,
Et d’assurer qu’au jour sous son œil il s’amuse.
Aux Anges ahuris dans leurs Cieux déchirés,
Fracassés sans soleil en mille trombes folles,
Il redit : — Reculez ! Les chevaux chavirés
De mon char en voyance et spirales décollent…
Qu’ils m’emportent d’aisance et en transe en roulant
Leurs foulées, envolés, dans la chute des mondes
Déchus — et luisez tous, vous, ô dômes brillant
D’Azur, crevez les cieux noirs aux spectres immondes.
Qu’éclosent et flamboient en parfaites amours,
Les âmes enlacées, nues, en nue enflammée,
Au mépris du temps, las des éternels retours —
Et que fuse l’Extase à la moelle engrammée !
Note : illustration par IA, poème par
XyZwpqrs7 Xuyozi, poète naturel.
Posté à 03h19 le 09 juin 26