La poésie sur internet
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Par : Machajol
L'écriture
Je poétise malgré la maladie
Les paysages blessés
du temps qui passe
qui laissent toujours des traces
Je poétise les instants éphémères
d'harmonie, de joie aussi
Je poétise l'indicible vie
sournoise, maléfique
Et pourtant le sourire
...Saouleries...
Soupirs des jours qui fuient
lents, monotones
Solitude acceptée ou
solitude subie
Ma compagne fidèle de tous
les moments d'écriture
Celle qui embellit la vie
Ecriture, mon amie , éxutoire
précieux en inspirations diverses
Muse capricieuse aux vents
Les veines de la vie coulent dans les bras
à l'en-vie (envie)
comme la plume à l'encre
Témoin du désarroi sociétal, remous
des jours incertains, fluctuants
Ma paume friponne se balade à travers
les ruelles de la vie
Jeu de pommes, bio de préférence !
La vie va et viva la vie !
Pom pom pom, la chanson l'accompagne
à la campagne des mots
Nature enfin voilée ou dévoilée
Inspirations futures
Tranquillité et calme
Tournons la page à l'amitié,
à l'amitié des mots, des oiseaux ...
"Il y aura toujours l'eau, le vent, la lumière"
Aragon
Posté à 18h37 le 24 mai 26
Ecris en 2023
Dans "Poésie" Machajol
pause café du forum 
Posté à 18h38 le 24 mai 26
Posté à 20h51 le 24 mai 26
Édité à 04h23 le 25 mai 26 par Jim
Machajol, ne vous laissez pas séduire par un optimisme trompeur. Pour équilibrer la balance philosophique, voici :
Les Malheureux
Louise Ackermann
La trompette a sonné. Des tombes entr’ouvertes
Les pâles habitants ont tout à coup frémi.
Ils se lèvent, laissant ces demeures désertes
Où dans l’ombre et la paix leur poussière a dormi.
Quelgues morts cependant sont restés immobiles ;
Ils ont tout entendu, mais le divin clairon
Ni l’ange qui les presse à ces derniers asiles
Ne les arracheront.
« Quoi ! renaître ! revoir le ciel et la lumière,
Ces témoins d’un malheur qui n’est point oublié,
Eux qui sur nos douleurs et sur notre misère
Ont souri sans pitié !
Non, non ! Plutôt la Nuit, la Nuit sombre, éternelle !
Fille du vieux Chaos, garde-nous sous ton aile.
Et toi, sœur du Sommeil, toi qui nous as bercés,
Mort, ne nous livre pas ; contre ton sein fidèle
Tiens-nous bien embrassés.
Ah! l’heure où tu parus est à jamais bénie ;
Sur notre front meurtri que ton baiser fut doux !
Quand tout nous rejetait, le néant et la vie,
Tes bras compatissants, ô notre unique amie !
Se sont ouverts pour nous.
Nous arrivions à toi, venant d’un long voyage,
Battus par tous les vents, haletants, harassés.
L’Espérance elle-même, au plus fort de l’orage,
Nous avait délaissés.
Nous n’avions rencontré que désespoir et doute,
Perdus parmi les flots d’un monde indifférent ;
Où d’autres s’arrêtaient enchantés sur la route,
Nous errions en pleurant.
Près de nous la Jeunesse a passé, les mains vides,
Sans nous avoir fêtés, sans nous avoir souri.
Les sources de l’amour sous nos lèvres avides,
Comme une eau fugitive, au printemps ont tari.
Dans nos sentiers brûlés pas une fleur ouverte.
Si, pour aider nos pas, quelque soutien chéri
Parfois s’offrait à nous sur la route déserte,
Lorsque nous les touchions, nos appuis se brisaient :
Tout devenait roseau quand nos cœurs s’y posaient.
Au gouffre que pour nous creusait la Destinée
Une invisible main nous poussait acharnée.
Comme un bourreau, craignant de nous voir échapper,
A nos côtés marchait le Malheur inflexible.
Nous portions une plaie à chaque endroit sensible,
Et l’aveugle Hasard savait où nous frapper.
Peut-être aurions-nous droit aux celestes délices ;
Non ! ce n’est point à nous de redouter l’enfer,
Car nos fautes n’ont pas mérité de supplices :
Si nous avons failli, nous avons tant souffert !
Eh bien, nous renonçons même à cette espérance
D’entrer dans ton royaume et de voir tes splendeurs,
Seigneur ! nous refusons jusqu’à ta récompense,
Et nous ne voulons pas du prix de nos douleurs.
Nous le savons, tu peux donner encor des ailes
Aux âmes qui ployaient sous un fardeau trop lourd ;
Tu peux, lorsqu’il te plaît, loin des sphères mortelles,
Les élever à toi dans la grâce et l’amour ;
Tu peux, parmi les chœurs qui chantent tes louanges,
A tes pieds, sous tes yeux, nous mettre au premier rang,
Nous faire couronner par la main de tes anges,
Nous revêtir de gloire en nous transfigurant.
Tu peux nous pénétrer d’une vigueur nouvelle,
Nous rendre le désir que nous avions perdu…
Oui, mais le Souvenir, cette ronce immortelle
Attachée à nos cœurs, l’en arracheras-tu ?
Quand de tes chérubins la phalange sacrée
Nous saluerait élus en ouvrant les saints lieux,
Nous leur crierions bientôt d’une voix éplorée :
« Nous élus ? nous heureux ? Mais regardez nos yeux !
Les pleurs y sont encor, pleurs amers, pleurs sans nombre.
Ah ! quoi que vous fassiez, ce voile épais et sombre
Nous obscurcit vos cieux. »
Contre leur gré pourqoui ranimer nos poussières ?
Que t’en reviendra-t-il ? et que t’ont-elles fait ?
Tes dons mêmes, après tant d’horribles misères,
Ne sont plus un bienfait.
Au ! tu frappas trop fort en ta fureur cruelle.
Tu l’entends, tu le vois ! la Souffrance a vaincu.
Dans un sommeil sans fin, ô puissance éternelle !
Laisse-nous oublier que nous avons vécu. »
Nice, 1862.
Louise Ackermann, Poésies Philosophiques
Louise Ackermann sur Schopenhauer.fr
Posté à 22h00 le 24 mai 26
Cher XyZwpqrs7, quelle finesse psychologique ! On peut compter sur toi si on en a besoin ! Et dire que pour atteindre cela, tu as besoin de l'artifice d'une béquille.
Posté à 03h54 le 25 mai 26
Mercis groupés à vous deux , poètes éclairés !!
Posté à 06h08 le 26 mai 26
" Elle qui embellit la vie
Écriture, mon amie , exutoire
précieux en inspirations diverses..."
Pensées uniformes...
Quelle belle "définition" de la Poésie , Machajol
.
Et puis merci , j'ai grâce à toi à ta citation et à Jim découvert le poème d'Aragon que je ne connaissais pas :
"Que la vie en vaut la peine"
" Il y aura toujours un couple frémissant
Pour qui ce matin-là sera l'aube première
Il y aura toujours l'eau le vent la lumière
Rien ne passe après tout si ce n'est le passant"
Voir : https://poetica.wallonica.org/aragon-louis-1897-1982-que-la-vie-en-vaut-la-peine-1954/
Posté à 07h51 le 26 mai 26
Édité à 08h05 le 26 mai 26 par Stenanais
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