De quoi nous plaignons-nous ? On donne la parole
Aux mauvais comédiens, on donne le pouvoir
A des fous dangereux, qui n'ont d'autre idée folle
Que jouer les héros et se donner à voir.
Toujours le serf choisit l'intérêt de son maître !
Il pleure, il geint, il crie, il trépigne et se plaint,
Il joue les révoltés, cherche autant à paraître,
Il semble du malheur n'avoir pas fait le plein !
De l'imbécile heureux au grand idiot utile,
On attribue la palme au lourd et au futile ;
On ne veut rien changer et ce depuis longtemps !
Et, bien que nous clamions vouloir la libre danse,
On veille à demeurer dans une dépendance
Qui nous offre l'abri contre le mauvais temps.
©JIM
Posté à 03h16 le 20 mai 26