Un coeur d'artichaut
Un artichaut contait sa vie
Déplorant n’avoir plus de mie :
« Jadis Casanova, séducteur plus qu’amant,
J’aimais un peu, beaucoup, puis passionnément,
Et sans vraiment le voir, sans que je ne le veuille,
À chaque amour passant, je perdais une feuille.
Me voilà défeuillé, ver nu,
Le cœur dépenaillé, perdu ;
Prêt à subir l’assaut d’une fourchette
Avant le bain fatal de vinaigrette ! »
On aime, on aime, et puis le temps
S’offre un jour de nouveaux amants.
La lère
La la,
La lère
La la !