La poésie sur internet
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Par : Salus
Animisme
Encensons le miracle d'être
Et la cosmique identité
Qui nous fit voir par le chevêtre
Du plat-vivre un sens entêté
Famille humaine sœurs et frères
Dans l'immense nécessité
D'émarger aux rets délétères
Nous fuirons l'état d'endetté
Il est sous chaque chose un fluide
Semblable à l'électricité
Dont il n'est besoin d'être druide
Pour sentir, les bons soirs d'été
C'est comme un vague son de sistre
Dans un lointain précipité
Une émulsion d'or et de bistre
Fleur d'un tableau non apprêté
Pieds nus sur la croûte terrestre
Visons la sensibilité
Emanant d'un dessin rupestre
Peint par qui jadis ont été
L'esprit vibre avec chaque chose
Et tend vers la félicité
Facilitant la douce osmose
De ces jeux où l'autre est quêté.
D'exister seulement nous lie ;
Du minéral dans la cité
Au remugle amer de la lie
Partout le sort en est jeté !
"Dieu de feu" nous dit le poète
De notre astre plébiscité
Et c'est ainsi que voit la bête :
Un génie - oui ! - toujours fêté !
"Dans l'univers, tout est sensible"
(Où Pythagore est-il cité ?)
C'est l'exact exemple du crible
Pour filtrer Cocyte et Léthé
Car nos mythes sont mortifères
C'est souvent l’imbécillité
Qui fit des démons nos grands frères
Grâce au culte qu'on a tété !
Que partout pulse pour nous l'âme
Ce principe étrange hérité
De notre plus ancienne flamme :
L'animisme, au limbe éthéré -
Posté à 18h44 le 16 avril 26
Édité à 18h45 le 16 avril 26 par Salus
Mais emplis d'animosité
De violence et de mépris
Par notre encéphale irrité
Brûlâmes la Terre à tout prix.
Posté à 16h49 le 17 avril 26
Édité à 16h54 le 17 avril 26 par Lau
Les hommes de pouvoir épris
A travers ce prisme irisé
Nous font voir, ami, nos idées
Comme de bien frêles abris.
J'ai perdu, d'accord, mais c'est joli, non ?
Posté à 21h29 le 17 avril 26
Mais nous sautons, tels des cabris
Sur l'autre rime ainsi citée
Quitte à devenir la risée
De la vulgate et ses débris.
Posté à 10h13 le 18 avril 26
Caracolons, pas vu pas pris,
Sous les charmes de la circée ;
Grâce à sa puissance exercée
Invoquons, Muses, vos esprits !
Posté à 19h29 le 18 avril 26
Notre écriture ainsi bercée
S’en va vers un autre cap ; ris !
(C’est fini, la blague est versée
Sur l’octo, recollons les bris).
Posté à 10h10 le 19 avril 26
Quelque quarte ici s'est hersée, Sans faire l'objet de grands cris, D'une rime un peu dispersée Et d'un pluriel de malappris !
Posté à 11h14 le 19 avril 26
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