La poésie sur internet
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Par : Pierre Lamy
Après les contrerimes, les sonnets.
https://www.calameo.com/read/002437545de46f3b077ca
J'ai longtemps été contre. C'était à l'auteur de faire en sorte que le lecteur visualise. Le Dormeur du val est le meilleur exemple du genre.
Et tout récemment, je me suis dit "pourquoi pas" ? À condition que ça illustre bien le poème. Ce en quoi excelle l'IA si on lui donne de bonnes directives
Posté à 12h57 le 16 avril 26
Édité à 07h12 le 18 avril 26 par Pierrelamy
Bof ! aucune originalité, aucune vitalité, du convenu qui prend soin de ne rien bousculer, plaire au plus grand nombre naïf et immature, c'est plat et boursoufflé, comme un dessin Disney version contemporaine... aucune signature... alors que Van Gogh ou Vinci ou Frazetta ou Franquin ou..., ça décoiffe ! On peut se croire auteur de quoi que ce soit à moindre frais, auteur dénué de toute autorité picturale.
Par contre, ce qui ne dépend pas de l'outil substitutif, ton coup d'œil, ton sourire, ça oui, on le trouve! C'est ta pâte / patte (et ta griffe), et aucun outil ne te délivre cela. Pour illustrer, si vraiment tu y tiens, il existe de bons appareils de photos, et tu peux apprendre dessin et peinture, ce sera dès le début plus intéressant, et je serai sûr de rencontrer quelqu'un plutôt que du vide.
Un auteur, c'est quelqu'un qui extrait quelque chose de soi pour le montrer; une IA ne propose qu'un assemblage d'éléments extérieurs à elle, puisqu'elle est dénuée d'intériorité.
Posté à 21h44 le 16 avril 26
Édité à 21h48 le 16 avril 26 par Jim
À l'instar de l'appareil photo ou de l'attirail du peintre l'IA n'est qu'un outil. Il composera l'image suivant les indications précises du bipède et posera des questions si elles ne le sont pas assez. Le dessin peut-être simple comme dans mes recueils ou très sophistiqué comme chez Xuyozi . Cela ne tient qu'a l'utilisateur, pas à l'outil, comme pour l'attirail d'un peintre.
"Il n'y a pas de mauvais outil, il n'y a que de mauvais ouvrier" comme on le bassine aux apprentis maladroits

Il faut croire que j'en suis :
Bof ! aucune originalité, aucune vitalité, du convenu qui prend soin de ne rien bousculer, plaire au plus grand nombre naïf et immature, c'est plat et boursoufflé
Merci pour ta sincérité

Posté à 06h19 le 17 avril 26
Édité à 08h53 le 17 avril 26 par Pierrelamy
Oui, ce n'est qu'un outil d'assemblage, il ne peut fournir l'essentiel, à savoir le bipède. L'artiste ne se contente pas de mettre bout à bout des éléments du langage de son domaine, pour reprendre un des poncifs actuels. Bref, tout est fondé sur le bluff, ça impressionne plus ou moins, mais ça laisse sur sa faim, sous l'éclat, il y a queue dalle.
Un faussaire peut peindre à la manière du Caravage et bluffer un critique chevronné, parce que, outre la manière et la reproduction, l'artiste met du sien et ce qu'il a assimilé de celui qu'il imite. Il n'y a pas que la rutilance.
C'est comme le pilotage, assembler tôles et éléments mécaniques ne suffit pas à le déterminer, il y faut un style que seul le pilote peut fournir. On a fabriqué un outil qui semble posséder la propriété de sortir de son statut d'outil, qui, quand on l'utilise, tente de supplanter le manouvrier. Vrai ou faux, peu importe, l'inquiétant c'est que cela semble séduire les futurs supplantés (tout en les angoissant...). C'est le rapport dominus / servus qui est en jeu.
De toutes façons, l'outil qui, outre son effet, produit l'illusion d'être aussi la main, ça ressemble plus à de l'onanisme qu'à dieu le père...
Bon, on va, de toutes façons, développer des IA anti-IA, comme si la fausseté humaine ne suffisait pas...
Ce n'est pas contre toi que je peste, bien au contraire : lis tout.
Posté à 10h39 le 17 avril 26
Édité à 11h01 le 17 avril 26 par Jim
Du point de vue éthique, où est la différence entre utiliser les services de l'IA et copier coller une toile de maître pour illustrer ses poèmes ?
Posté à 18h31 le 18 avril 26
Ethique et toc... Tous les progrès : la maîtrise du feu, l'électricité, le fil à couper le shit sont apparus dans le but d'assister l'humain. Ici, il s'agit, purement et simplement de le remplacer ; de l'absorber puis de l'annihiler afin de répondre à ses pires angoisses;
L'IA est une calamité mais la canopée s'en remettra.
Posté à 18h45 le 18 avril 26
Édité à 18h46 le 18 avril 26 par Lau
Afin de ne froisser personne, désormais je n'illustrerai plus mes écrits sur ce Site

Ceci dit (belle abbesse), mes recueils numériques font un tabac auprès de gens qui autrement sont allergiques à la poésie.
Posté à 07h58 le 21 avril 26
Édité à 09h51 le 21 avril 26 par Pierrelamy
La différence Pierre, c'est la déshumanisation. D'un point de vue légal plutôt qu'éthique, le travail de faussaire est condamnable, tandis que celui de la machine ne l'est pas; seul l'humain passe devant un tribunal.
Comme toujours, l'outil n'est donc pas responsable, son usager l'est. Little boy n'est pas responsable d'Hiroshima, le big chief qui donna le feu vert l'est.
Depuis qu'il galope un peu partout, le sapiens a développé des tas d'outil d'aide à tout et n'importe quoi; à chaque fois, il acquiert une propriété artificielle (rouler, voler, creuser, naviguer, cuisiner, mémoriser, calculer, écrire, etc.) avec, en contre partie la perte d'une habileté. Nous somme devenus dépendants de nos outils. Si demain nous les perdons, nous ne saurons pas nous débrouiller (autrement qu'en bouffant le voisin, vieille habitude...). Avant l'invention de l'écriture, sapiens devait tout mémoriser dans sa petite cervelle puis, en inventant celle-ci, puis des supports, il étendit et répartit sa mémorisation, en se soulageant au mieux '(?) de cet acte. Nos très lointains ancêtres étaient plus performants que nous sur ce terrain. Nous disposons d'outils d'aide à la décision, à la conception / architecture, à la traduction, à la composition, à l'écriture, à l'analyse de données, au diagnostic et tout le tintouin. Et je suis plutôt pour, tant que l'outil reste à sa place d'outil, au lieu d'être placé sur le pavois par des insensés.
Tous les outils d'aide font les choses mieux que nous, le problème n'est pas là; il se situe au niveau de la perte de ce qui nous caractérise qui est, au sens littéral, la poésie à savoir, cet acte de "création" que nous approchons par l'invention et la réalisation, lequel est, pour le croyant, l'apanage de dieu puisque "créer", c'est faire à partir de rien; pour l'athée, la question ne se pose même pas. Taquinement, on pourrait dire que nous sommes les IA du grand barbu. Certains disent que le serpent, ce maître baratineur, l'aurait détrôné...
Bébé dispose d'un nouveau jouet; je me méfie moins du jouet que de bébé.
L'apprenti - sorcier, ou HAL, de l'Odyssée de l'espace, sont toujours d'actualité. Et il n'est pas interdit de lire ou relire "les Robots", munis des quatre lois de la robotique, d'Isaac Asimov... Un artiste ne produit pas uniquement pour divertir (relire Pascal), ce à quoi l'industrie du fric voudrait réduire l'activité poétique (fabriquer des décérébrés heureux).
Posté à 14h35 le 21 avril 26
Édité à 14h57 le 21 avril 26 par Jim
Internet fait aussi partie de ces outils que tu pointes du doigt
Ce qui ne t'empêche pas d'en user pour développer tes idées.
Tu ne trouves pas ça contradictoire ?
Posté à 15h41 le 21 avril 26
Non Pierre. J'ai bien écrit : "Nous disposons d'outils d'aide à ... Et je suis plutôt pour, tant que l'outil reste à sa place d'outil, au lieu d'être placé sur le pavois par des insensés." Je ne suis pas contre l'usage, je suis contre le mésusage, ce qui engage jugement et responsabilité du gugus.
Internet n'est qu'un outil d'interconnexion d'outils.
Posté à 15h54 le 21 avril 26
Édité à 16h06 le 21 avril 26 par Jim
Donc, en utilisant l'IA pour illustrer mes textounets, suivant mes directives, en 5mn et gratuitement*, je la hisse sur le pavois comme un insensé ?
*gratuitement comme la lecture de mes recueils numériques
Posté à 16h18 le 21 avril 26
Si tu considères que c'est un mésusage...
Moi, non. Je jugeais alors les éléments proposés par l'outil comme étant moches et déformateurs du goût. Couleurs, traits, etc. supports d'un mauvais goût auquel, surtout les ados, sont exposés, et que l'on trouve dans nombre de propositions graphiques sur le net. Effet de mode aussi.
L'étal proposé est inférieur à la qualité de tes écrits.
Mais réfugions-nous derrière le subjectif salvateur.
Posté à 16h53 le 21 avril 26
La machine me propose plusieurs styles.
Je choisis le réaliste, comme dans la vie, dans un film à la télé, ou une photo.
Donc si l'image n'a aucune originalité, aucune vitalité. Qu'elle n'est que du convenu qui prend soin de ne rien bousculer et veut plaire au plus grand nombre naïf et immature, c'est de mon fait. Parce que c'est à mon goût.
C'est sans doute ce qui fait le succès de mon recueil.
En voici un exemple que tantôt j'effacerai de ce Site

Posté à 20h30 le 21 avril 26
Édité à 12h16 le 23 avril 26 par Pierrelamy
J'aime plus la scène que sa mise en scène. Il y aurait beaucoup à dire plus sur les éléments (qui sont tous bien constitués) que sur cela qu'ils composent. Je vois là plus un moment idéalisé, qui en dit assez long sur son assembleur, que la capture réaliste de ce moment.
Posté à 21h13 le 21 avril 26
Vu que suis suis né sous le signe des Gémeaux, je viens de changer d'avis et de demander à Gemini d'illutrer cette bricole, vite faite sur le gaz.
Née sous le signe des Gémelles
Lola kiffe un quidam
originaire d’Amsterdam
éleveur de chamelles.
Né sous le signe des Gémeaux,
son mec cherche une rime,
qui soit un chouïa pousse-au-crime,
à l’ombre des ormeaux.


Posté à 14h09 le 23 avril 26
Édité à 14h10 le 23 avril 26 par Pierrelamy
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