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[Poème à forme libre]La colère

Par : Machajol

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Machajol

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Ils sont entrés dans la ville de nuit
Les tracteurs en catimini, sans bruit
Comme des bulldozers, impressionnants

Pèle mêle, ils ont jeté menaçants
Des tonnes de pailles et de déchets
Fumiers et autres détritus, devant
Les murs de la préfecture esseulée

Arboré des pancartes et drapeaux
Jeté des pommes près des caniveaux
Roulant leur colère dans les micros

Enfin, être entendus et respectés
Dans la rue, le soutien du comité
Les citadins, avec eux, réunis
Main dans la main, chaleureux, tous unis

Paysans, agriculteurs au grand coeur
Pour leur qualité de vie, le maintien
De leurs acquis, sous des cieux plus sereins

Ici, ils ont martelé le parvis
Soumis, la grande dame de Paris
A leurs cris de rages et de colères

Les aura-t-elle entendus; atmosphère
Délétère , des paysans, à vif ...

Posté à 14h07 le 09 avril 26

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Tonindulot

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En effet, le "petit" paysan souffre bien plus que le "gros" céréalier qui joue les cotations.
Ceci étant, c'est une corporation où les suicides sont très élevés..
Achetons donc au plus près des petits producteurs plutôt qu'en grandes surfaces pour qu'ils aient meilleure face..
Serrons bien les rangs comme il se doit...

Posté à 15h25 le 09 avril 26

Édité à 15h26 le 09 avril 26 par Tonindulot

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Machajol

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Merci Tonin d'avoir lu et commenté ce texte .
emot1

Posté à 11h43 le 10 avril 26

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Laugierandre

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Bonjour Amie Poétesse MACHAJOL,

Voilà un beau poème engagé sur un chaud problème d'actualité dénonçant les difficultés d'une catégorie de travailleurs qui sont pourtant essentiels à notre consommation, et dont notre société dépend.

On parle de crise agricole depuis longtemps. Doit-on en parler au pluriel ou au singulier ? La nature de cette poésie souligne avec pertinence l'urgence de la situation On est habitués aux crises conjoncturelles, mais là on assiste à une crise structurelle.

À cela s’ajoute l’augmentation très importante des coûts de l’énergie, et l’ultra-compétition qui pousse à la concentration des exploitations et à faire de gros investissements, provoquant d’autant plus d’endettements.

Une écriture incisive, avec ce supplément d'âme qui met l'expression poétique en exergue face au combat pour la survie d'une profession de plus en plus menacée.

Bien chaleureuse Amitié et considération de plume.

ANDRÉ

Posté à 11h11 le 11 avril 26

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Machajol

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Merci Laugierandre !

Posté à 19h30 le 13 avril 26

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Jim

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Tout ici est une question d'échelle. Tant que l'individu vit dans une niche d'un rayon de 100 km, tous les problèmes qui se posent, ainsi que leurs solutions, restent dans le temps et l'espace, à l'échelle humaine, et l'écosystème auquel nous appartenons reste stable. Les règnes végétal et animal respectent ces niches, ce qui maintient la cohésion de l'ensemble. A l'agrandir à l'échelle de la planète, nous passons en régime turbulent, les flux déstructurent tout sans laisser le temps de la reconstruction. Il serait bon que les pseudo élites fissent un peu de mécanique des fluides, mais bon, pour cela, il faudrait des neurones connectés... des tuyaux dénués de neige. Et puis, enfin penser que la Terre étant sphérique, on ne peut, comme si elle était plate, toujours envisager d'aller plus loin chercher ce qui manque où l'on se trouve... Mais leurs représentations du réel n'a pas encore atteint le XVIème siècle!

Posté à 23h38 le 14 avril 26

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Machajol

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Merci Jim de ta lecture et du commentaire !

Posté à 09h50 le 16 avril 26

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