Cet ineffable amour, source de sentiments
Que le poète inscrit au registre des rimes,
En y feutrant les mots de joie ou de tourments,
Trouve l’expression d’émotions sublimes.
Douceur, mélancolie, échos de nos émois,
Au regard empressé des ferveurs amoureuses,
Dans la beauté des vers, le plume fait ses choix
Et distille au vélin ses ivresses rêveuses.
Comme un souffle léger qui fuit entre les doigts,
Comme un parfum grisant, puits de béatitudes,
Le désir amoureux rythme souventefois
Ce frisson de bonheur, fruit de nos complétudes.
Thaumaturge du verbe et des intuitions,
C’est dans l’âge du cœur, des pensées confidentes,
Que le poète loue en ses ambitions,
Les mètres amoureux et songeries latentes.
Et, pour unir les mots aux voix des passions,
Dans le chant languissant où fleurissent les charmes,
En ses vers réguliers, nourris de pulsions,
Au bouquet des quatrains naissent l’heur et les larmes.