La poésie sur internet
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Par : Jim
Je me suis ce matin levé tôt sans savoir
Cette raison contraire à ma chère habitude
D'échapper tout le jour à cette servitude
Où le banal humain vient dans le besoin choir
J'entendis un oiseau chanter sur son perchoir
Puis le vrombissement d'un moteur au son rude
Il paraît qu'obéir à cette rectitude
Démontre du quidam souplesse et bon vouloir
Quelle chance de vivre en ce monde moderne
Hors duquel toute vie demeurerait fort terne
Je ne résiste pas à l'attrait d'un outil
Qui m'évite le creux de cette solitude
Je l'ignore en plongeant dans cette vastitude
Du réel que je filtre avec mon fin coutil
©IM
Posté à 10h13 le 07 avril 26
Édité à 20h12 le 07 avril 26 par Jim
Sur la forme, c'est de mieux en mieux tourné. Pour moi c'est l'essentiel.
Sur le fond tu déploies la misanthropie qui te sert de force vive

Posté à 10h28 le 07 avril 26
Édité à 16h21 le 07 avril 26 par Pierrelamy
Ne pas se priver de rompre avec ses habitudes.
Tout en gardant l'outil précieux et la couleur de son humour on peut parfois s'offrir le chant de l'alouette filtré dans le vacarme du réel qui vrombit.
Posté à 11h15 le 07 avril 26
Je ne déteste pas le sapiens, cher PierreL, je le plains et il m'encolère souvent d'être moins la victime que le bourreau de lui-même, d'accepter ce qu'il est fait de lui-même tout en en étant décideur et acteur; mais sans la grégarité, personne ne serait là ! Elle le sauve et l'empoisonne. Mais comme Charles, j'aime les nuages...
Posté à 16h09 le 07 avril 26
Oui Arielle, savoir préserver la bonne distance, celle dont l'unité de mesure se nomme rire.
Posté à 16h12 le 07 avril 26
Se lever si tôt et voir le soleil
ses doux rayons éclairer la journée
Entendre chanter l'alouette
Sans se prendre la tête
Et marcher le nez en l'air
Accrocher les nuages
Aux pages du cahier !
La bohème....
Posté à 08h11 le 08 avril 26
"D'échapper tout le jour à cette servitude
Où le banal humain vient dans le besoin choir"
Argh! oui.
Bravo et merci.
Posté à 12h49 le 08 avril 26
"D'échapper tout le jour à cette servitude
Où le banal humain vient dans le besoin choir"
Ça sent fort la métaphore et pas l'odeur de l'amphore ou le dit vin se bonifie..
Chapeau pour le style..
Posté à 15h38 le 09 avril 26
Bonjour Cher Poète JIM,
Oui, comment ne pas partager les sentiments que tu développes dans ce sonnet où, entre autre, j'ai apprécié autant le fond que la forme dans ce beau respect de la prosodie classique.
Échapper à la servitude, c'est innover, explorer, tenter une nouvelle approche, sortir de la norme. C'est, je pense, pouvoir mettre dès que l'occasion se présente, son temps en jachère face aux poids de l'habitude. Le bonheur dépend de ces moments-là que nous nous réservons. Ces instants où le passé et l'avenir disparaissent dans ces intervalles de plénitude où l'on ne sent rien que le plaisir d'être en vie, où tout devient contemplatif.
Belle prestation de plume, Cher Ami poète, et beaucoup de sensibilité dans cette écriture viscérale.
Bien cordiale Amitié et estime poétique.
ANDRÉ
Posté à 12h29 le 10 avril 26
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