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[Poème à forme libre]Dernier verre d'un damné c...

Par : Jim

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Jim

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Avec ou sans une promesse terminale,
Que ce soit en suivant l'exemple de Bacchus
Ou bien d'un autre Dionysos, anges déchus,
Abreuvons-nous aux folles fêtes saturnales !

Car il faut des vapeurs pour souffrir ces faux derches
Qui se plaignent encor d'être des maltraités,
Mais qui trouvent normal, qu'un voisin soit fouetté
D'occuper ce jardin que, vainement, ils cherchent.

Bukowski l'avait dit, il faut trouver la voie,
Dans ce but, s'enivrer, de gros rouge ou d'opium,
Être un peu haschichin, ou amateur de rhum !
Et plonger dans l'ivresse où s'abrite la joie.

Irai-je voir ailleurs si peut-être j'y suis ?
Où le vent porte-t-il les semelles usées,
Ou les pneus rechapés, posés dans ce musée
Où, de l'évasion, les plâtres l'on essuie ?

On est tous des marins voguant sur un bord d'ailes,
Tellement apeurés qu'on en tue son frérot,
Toujours prêts à offrir un dernier apéro
Au double détesté qu'on déclare infidèle.

©JIM

Posté à 22h44 le 04 avril 26

Édité à 22h21 le 27 avril 26 par Jim

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Oxalys

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je m'étonne que ce poème n'ait suscité aucun commentaire, Jim.
Dès le titre on pense à Socrate, con/damné à boire la ciguë pour les raisons qu'on sait. Mais il n'était pas c... fausse piste !

A partir de la deuxième strophe, cela devient risqué de dire ce qu'on pense, surtout quand on vit au pays où je vis.
„maltraité“ „jardin occupé“ „vainement ils cherchent..“ tout ceci rappelle un conflitau sujet d'une terre prétendue promise et disputée depuis des temps immémoriaux entre „doubles détestés, déclarés infidèles“ mais „ frérots“ de sang quand même, comme le prouve leur ADN.

Pardon Jim ! Je dois avoir une imagination trop vive et déployée, mais voilà ce que je pense de ce texte, au risque de passer pour une illuminée.
Amitié hessoise

Posté à 10h25 le 25 avril 26

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Arielle

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Grâce au com d'Oxalys je relis ce poème qu'en première lecture j'avais hésité à commenter, allant "voir ailleurs si peut-être j'y suis".
N'ayant sans doute pas l'imagination fertile d'Oxalys, je ne suis peut-être pas plus sûre aujourd'hui d'en faire une lecture appropriée. Je me contenterai donc avec Baudelaire d'y ajouter ces quelques mots :

"Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous."

Posté à 10h48 le 25 avril 26

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Lau

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'être adapté à une société malade n'est pas un signe de bonne santé mentale' J. Krisnamurti.

Pour faire passer la pilule ? En prendre quelques unes... Légales, remboursées par la sécu ou taper dans la molécule 'alcool', légale aussi et génératrice d'une masse de taxes... Tout en réalisant le film le plus insensé mais le plus admis et répandu de la faux-cusserie : 'EL ABUSO EN EL CONSUMO DE ESTE PRODUCTO ES NOCIVO PARA LA SALUD'

Ou le 'soma' plus propre ou 'un poème' pas accessible à tous...



Posté à 11h07 le 25 avril 26

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Jim

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Merci Oxalys, Arielle, Lau de vous être attardés sur ces quelques vers lesquels, manifestement, surent être traduits... J'y donne une cause au désir d'échappée par allusion aux recettes de Baudelaire et de Rimbaud. Il est ici une avant première de sa présentation sous le thème du mois prochain.

Posté à 17h21 le 27 avril 26

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