La poésie sur internet
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Par : Jim
Est-ce bien nécessaire ? est-ce vraiment utile ?
Comment agir ? que puis-je faire ? ont-ils besoin,
En vérité, de moi ? Que tout cela est loin ;
Combien s'avère mon effarement futile !
Ici, on tente d'infléchir, on s'égosille,
On prend parti, on gueule contre, on se dit pour !
On trouve scandaleux qu'autant passent de jours
Et que, hors de mon camp, aucun œil se dessille !
On calcule, on mijote, on se montre prudent,
On danse lentement la passacaille molle ;
Sous les pavés ne pousse plus moindre herbe folle.
Ô, quelle chance que d'être un malentendant !
Ici, on s'échauffe et l'on joue à la colère ;
On leur en veut un petit peu de nous montrer,
Qu'à part gesticuler, dans nos calmes contrées,
On ne fait rien pour eux ; mais que pourrais-je faire ?
L'occasion est donnée aux ténors de brailler.
Pendant ce temps perdu, en gesticulations,
On compte qui possède quelles munitions...
Tout en clamant qu'il faut cesser de ferrailler !
On aimerait pouvoir à cela s'opposer,
Mais il faut ménager, de demain, le vainqueur,
Et montrer au vaincu qu'on prend sa cause à cœur !
Il faut savoir en politique bien doser.
C'est comme deux glaçons qui flottent dans un verre ;
Si l'on enfonce l'un, l'autre monte plus haut.
Cette homéostasie est règle sans défaut,
Cet équilibre qui s'étend sur l'univers.
Que cela plaise ou non, l'excès, de quelques-uns,
S'effondre en la faveur des autres démunis.
Certains, avec raison, maintiennent désunis
Tous ces déshérités qu'on dit hordes des Huns.
Causons ! Causons ! Causons ! là-bas, les murs s'écroulent
Sur ceux ayant le tort simplement d'exister.
Il faut partout traquer, user l'art de pister,
Se montrer un bon chien qui, sur le vif, déboule.
On demeure propret dans nos chics hémicycles ;
Quel vent pourrait porter, par dessus les frontières,
Sur nos jolis costards, leurs cendres et poussières ?
Saurez-vous, pour voir clair, trouver justes bésicles,
Ceux qui forcent à voir, quand on est sans courage,
Au bout de chaque nez, la réalité nue,
Tous ces dégâts causés pour quelques parvenus
Lesquels, à peine nés, empestent le vintage.
©JIM
Posté à 06h01 le 13 mars 26
Édité à 20h44 le 16 mars 26 par Jim
Un texte bien pensé et bien réalisé.
On sent tout l'esprit critique qui l'enveloppe et le rend de belle stature.
Quand l'intelligence épaule la forme, cela donne un poème équilibré et agréable à lire.
La politique n'étant pas trop mon truc, j'ai tout de même apprécié cette lecture quelque peu pimentée.
Bonne journée Jim,
Au plaisir.
Posté à 09h11 le 13 mars 26
Édité à 09h11 le 13 mars 26 par Assonance
Le titre est conçu dans la veine de Tonindulot
J'ai compris qu'il était question de dénoncer notre apathie devant les exploits des régimes autoritaires.
Mais sans les nommer.
Posté à 09h18 le 13 mars 26
La 7eme strophe dit tout; L'image des glaçons est très parlante.
Posté à 15h00 le 13 mars 26
Un "discours" au style tonitruant
Qui déboulonnerait plus d'un de leurs fauteuils de bien pensant !
Alerte et vif , le rythme jusqu'au bout contribue à ce constat ....
Bravo l'artiste !

Posté à 16h31 le 13 mars 26
"On prend parti, on gueule contre, on se dit pour !
MAIS
On demeure propret dans nos chics hémicycles ;
Quel vent pourrait porter, par dessus les frontières,
Sur nos jolis costards, leurs cendres et poussières ?
Saurez-vous, pour voir clair, trouver justes bésicles"
Tout est dit !

Posté à 10h49 le 16 mars 26
Merci Arielle, Machajol, Sylvain2023, PierreL & Assonance, de vous être attardés par ici. Ah, comme ce serait sympa de n'avoir d'autre dispute que le positionnement d'une diérèse ou le bavardage d'un "e" muet, de chanter les petits oiseaux et le gazouillis des pâquerettes !
Posté à 21h02 le 16 mars 26
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