La poésie sur internet
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Par : Perrier
Le 3e : "La vie grise"
La vie se résume-t-elle à ne guère profiter ?
Les ombres grises du matin ne sont pas saillantes,
La couleur disparaît dans cette immensité,
Les yeux regrettent cette lumière insignifiante.
Ce court espace est notre grande prison,
L’uniformité de la vie est le quotidien,
Elle ignore l’absence de raison,
La banalité de la place ne correspond à rien.
Le monotone regard est citadin,
Le corps suit machinalement sa route,
Les visages se ressemblent sur son chemin,
Le vacarme poursuit sa grande joute.
Travailler sur des choses futiles est la norme,
L’absence d’intérêt légitime est combattue,
L’immobilité du corps n’est qu’une infime forme,
Le sens est approuvé par ses propres convaincus.
Les relations engendrées sont fragiles,
Leur beau sourire est parfois faux,
Leur pensée se veut souvent utiles,
Notre absence s’efface par des nouveaux.
La cupidité est le nouveau sacro-saint,
L’accumulation des choses est dévorante,
La vanité est reine en son sein,
Sa nécessaire reconnaissance est insolente.
La vie se perpétue insaisissablement,
La nouveauté est une douce brise agréable,
Malgré ce vent la chose germe doucement,
La brutalité silencieuse est inévitable.
Les barreaux ne sont qu’une image fidèle,
Les passions intérieures sont la petite clef,
Cet échappatoire peut être criminel,
Cette intimité de soi doit être voilée.
Au loin s’ouvrent de vastes rêveries,
Seul plaisir coupable et intouchable,
La hauteur entrevoit des sens interdits,
L’imagination débordante est implacable.
Rien n’efface la solitude des pensées,
La réalité surgit à la moindre brimade,
L’existence continue sa route condensée,
Le bonheur poursuit sa lente débandade.
L’horizon clair est si proche,
La saisir n’est pas infaisable,
La volonté est à un pas de la sacoche,
L’esprit tente l’entreprise improbable.
La raison formatée demeure forte,
Le départ vers l’inconnu est méprisé,
L’envie brûlante est une lettre morte,
L’abandon de soi devient sa destinée.
Posté à 16h50 le 21 févr. 26
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