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[Poème à forme libre]La chose

Par : Perrier

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Perrier

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Bonjour,

Je ne vous cache pas qu'initialement je n'aimais absolument pas la poésie. Néanmoins, j'ai eu, il y a quelques temps, une envie presque irrésistible d'en écrire. Je vais vous partager le premier que j'ai écris d'une seule traite. Peut être que la forme n'est pas très bonne, je commence juste. Actuellement j'en ai écris 5.
Celui cela, le premier donc, s'appelle "La chose".

Dans le bonheur se cache la chose,
Tout parait heureux sans nuage,
Elle s’apparente aux épines d’une rose,
La toucher révèle son message.

Mais qui est-elle ? est-ce un oiseau ?
Vole-t-elle dans l’esprit humain ?
Est-ce une pie, un merle ou un corbeau ?
Sa grande voilure annonce son dessein.

Le temps demeure son allié indéfectible,
Elle n’apparaît guère de façon innée,
Certains signes paraissent imperceptibles,
La graine enfouie guette sa poussée.

Son souffle léger n’est point révélateur,
La ressentir n’indique en rien un présage,
Elle poursuit sa régularité avec ferveur,
Sa force tranquille achèvera son ancrage.

Elle se cache dans le moindre recoin,
La regarder furtivement est déjà suffisant,
Elle cohabite avec lui et est son adjoint,
La vivre est déjà un sombre sentiment.

Il paraît heureux dans la lumière
La mince frontière est piquante,
Elle guette une petite faille légère,
Pour s’insinuer dans la brèche vacillante.

Le rire n’est qu’une belle façade,
La joie se nourrit de sa présence,
Elle attend le moindre évènement fade,
Le sourire s’effaçant à mesure de sa souffrance.

Elle s’approche dans l’ombre de sa proie,
Le temps gris avance doucement,
L’orage gronde dans le lointain,
Nous la ressentons tel le vent approchant.

Il se réduit comme peau de chagrin,
La volonté seule ne suffit plus,
Elle se nourrit des racines de son terrain,
Il s’est couché face à son dû.

La pensée ne voit plus qu’au fond d’elle,
Sa grande voilure s’est déployée sur lui,
Son obscurité a recouvert son ciel,
Son intérieur se mélange avec la pluie.

Elle peut être d’une grande irrégularité,
Son apparent sommeil n’est que trompeur,
Il pense que la tempête est terminée,
Ses racines ont pris jusqu’au cœur.

Il marche heureux sans se dévoiler,
Nous le voyons plein de bonhomie,
Nul ne lit son esprit égratigné,
Seul un œil éclairé entrevoit sa tragédie.

Posté à 16h25 le 21 févr. 26

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