Elle se dresse, altière, au cœur d’un noir écrin,
Rose aux reflets de nuit, dont la courbe insolente
Semble offrir un secret que nul vent ne violente,
Un éclat qui suspend le souffle du matin.
Son velours ténébreux effleure le destin :
Chaque pli, délicat, s’ouvre en grâce indolente,
Et son ombre, en glissant, frôle l’âme tremblante
De ceux qui, fascinés, s’approchent du chemin.
Laissez-vous séduire : un frisson la traverse,
Une lueur s’attarde au bord de sa caresse,
Et son silence pur retient l’instant parfait.
Jusqu’au dernier pétale, elle semble vous attendre…
Mais nul regard humain ne peut vraiment l’entendre :
Sa beauté n’appartient qu’au royaume des secrets.
Posté à 01h14 le 08 févr. 26