Peu importe que ce soit la feuille de vigne, de figuier ou de pin parasol! Ce qui importe, c'est de masquer ce qui révèle cette animalité dont le bipède aimerait se détacher, seulement voilà, s'il veut se libérer de la chair corruptible pour monter vers la sphère des fixes où se planquent ces corps incorruptibles et non graves que sont anges et esprits, il lui est difficile de se libérer de ses organes reproducteurs ! Le grand barbu a toujours eu un solide sens de l'humour...!
Quant à la pomme, qui pourrait être une bonne poire (symbole de l'innocence) ou une mangue juteuse (symbole de la volupté), elle représente le pire des péchés, celui de curiosité, car elle est accrochée à l'arbre de la connaissance (pas celui de la jouissance). Malin, le serpent, se sert d'Eve, d'une curiosité toute féminine, pour transitivement tenter cet abruti d'Adam : car la femme, dans les mythes, est toujours intelligente, et le mâle une brave bête. D'ailleurs, le serpent n'a pas besoin de mentir... il est vrai que la connaissance attend d'être cueillie... il se garde bien d'annoncer toutes les conséquences de cette quête. Son but est de tourner les enfants contre leur père, ce qui est un lieu commun dans toutes les légendes : il faut détrôner papa !
Je subodore que le plus beaux des archanges serait en fait le fils aîné que, super papa, agacé par ce fils sur brillant, aurait foutu à la porte. C'est une autre version du retour de l'enfant prodigue : un retour conquête et non de soumission (pardon papa, c'est trop dur, je recommencerai pas, snif... gasp... sob...!)
Arielle, Oxalys, merci de vos lectures et commentaires.