Finalement

Par : Lau
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Lau

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J’abandonnais l’espoir, d’un jour glisser ma bouche
Comme un colibri fou se réjouit au pistil
D’un hibiscus tordu par des rais, j’étais tel
Un moustique affolé, le taon morne, une mouche.

L’infiniment petit me pliait sous mon âge,
Or j’avais vu la grâce et de l’île et l’atoll
Loin de ta tendre humeur, quand il était fatal
Qu’un jour je butinasse à ton nerveux ramage.

Ainsi je zigzaguais auprès de ton iris,
Avais subi l’assaut fougueux du fol Eros
Sur l’os, tombait le froid de l’improbable neige

Et j’abattais mon arme en ridicule Arès,
La camarde approchait, dans son triste solfège
Et s’engouffrait le vide au long d’un lent cirrus

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Kerdrel

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Waouh !
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Lau

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Ouuuuuuuhhhhhhhhhh


Mes meilleurs voeux Kerdrel




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Kerdrel

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merci à cou également, dommage que ce texte n'ait pas trouvé plus d'écho que mon simple waouh !
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Lau

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ça me fait amplement plaisir, Kerdrel, que tu l'aies "remonté" çui-ci... ça m'a permis de le redécouvrir (je l'avais oublié).
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Sylvain2023

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Oui, c'est beau.

J'ai eu un problème avec "se réjouit" car je le prononçais mentalement en 4 syllabes mais j'avais faux.

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Lau

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Merci Sylvain ; ton instinct t'a guidé vers ce qui devait être se/ré/jou/it ; c'est moi, j'ai synérésé ré/jouit
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Sylvain2023

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ah! Ok merci. Donc si j'ai bien compris, on fait comme on veut en fonction du rythme qu'on veut donner au poème ,diérèse ou synérèse ?
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Lau

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En pur classique, "on" ne fait pas ce qu'on veut. En néo-classique "on" tord un peu les règles en fonction de ce qu'"on" veut exprimer ; ici, le colibri et sa rapidité me poussent à dire "ré/jouit" plutôt que "ré/jou/it".
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Sylvain2023

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Je comprends mieux en plus ton choix est tellement logique.

Je me suis amusée à relire sans la synérèse ; c'est affreux, j'ai vu le colibri en train de ramer devant sa fleur.

Merci donc.