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Semences cosmiques
Dans le tohu gazeux du début de nos mondes,
Sous la trame du temps, à l'os de la structure,
Par l'immense expansion d'où vêle l'univers,
La conscience pulse aux prémices ouverts !
Elle est à l'hertz des ondes et dans la créature ;
Elle est, comme la vie, au minéral le sel !
Un composant primaire, un pilier du réel !
Arcane ambivalent du néant, nuit de l'être
Dans l'insondable espace et fruit de l'existence,
Principes nés de chaque inverse, art primordial,
Vision couvant le feu dans son vide glacial
Pour que puisse apparaître aux ténèbres l'instance
Gazeuse, incarnée impersonnellement, tel
Un geyser d'où surgit le vortex immortel,
Créateur déchaîné dont l'impulsion s'expanse,
Musicien-roi du Vrai, sans sceptre ni sans plectre,
Battant la démesure en régissant, chaos,
Quelque entropie athée au sein de ton naos,
Cœur du temple d'absence et déjà fief d'Electre
Qui viendra ruisseler son or insubstantiel
Inondant chaque laps où partout fuit le ciel...
Gigantesques parsecs, éons, années-lumière,
Vertige tournoyant des folles galaxies,
Libération ! Vitesse ! Accrétion ! Gravité !
Tout s'enclenche en le clin d’œil d'une éternité ;
L'instant est polymère, ouvre aux géotaxies
Dont l'essence est un pur fait gravitationnel ;
L'instant faux, relatif, animé... virtuel ?
Ainsi, dans ce mouvant maelstrom, tout est sensible !
Demeurer au réel suffit pour que tout sache !
Notre Dieu n'est qu'un gaz, et son ferment banal
Brille en chaque élément, faible et furieux fanal
Attestant l'indicible et la tension sans âge
Dont vibre la matière au géant archipel
Semé d'amas locaux, atolls dans l'éternel...