La poésie sur internet
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Par : Tontonjacques
Quand le ciel est trop lourd, cette photo vieillie,
D'un coffret fatigué, je la tire parfois :
Image, par hasard, promise et recueillie.
Où était-ce, et quand donc ? Ailleurs et autrefois.
Le décor incertain prend des airs de légende ;
Pourtant, si l’on s’obstine, encore l’on y voit
Un jeune homme enjoué, mais qui ? Je me demande :
Ce garçon qui riait, c’était peut-être moi.
Mais la scène a pâli, et sa teinte s’efface ;
Les contours du portrait semblent s’évanouir ;
Tout s’estompe et s’enfuit, tandis que je rêvasse
À ces temps disparus, ou au verbe trahir.
Posté à 11h13 le 19 sept. 25
Un petit air de Victor Hugo dans ce poème nostalgique.
À la pointe je m'attendais plutôt au verbe vieillir.
Mais trahir fait phosphorer le ciboulot.
Posté à 12h03 le 19 sept. 25
J'avais d'abord écrit "A ces temps oubliés qu'il m'a fallu trahir", mais j'ai finalement préféré cette version, moins explicite, plus abstraite et qui, comme tu le dis "fait davantage phosphorer le ciboulot". Mais dans tous les cas je préfère "trahir" à "vieillir", qui aurait fait un peu "plat" selon moi.
Posté à 14h58 le 19 sept. 25
La photo qui jaunit c'est de la "faute au temps"...Le chef blanchit mais ne jaunit point..
Un bel envoi qui camoufle quelque chose de précieux..
Posté à 16h19 le 19 sept. 25
"Le décor incertain prend des airs de légende"
Chacun se forge une légende mais le temps s'applique à en brouiller l'image.
Posté à 16h58 le 19 sept. 25
Nostalgie quand tu nous tiens !....
Posté à 17h07 le 19 sept. 25
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