Ô le sale voyou qui ne respecte rien
Petit casseur borné méritant bonnet d'âne
Marchant à petits pas à l'aide d'une canne
Pas même les valeurs d'un culte très ancien
Garçon des rues paumé que ne tient aucun lien
Qui n'ayant de jardin aucun fruit ne cultive
Pour quoi me faudrait-il user tant de salive
Pour sauver ce pauvre hère à peine égal au chien
C'est que voilà ce clown aime la poésie
Du vent cette musique un jour l'avait saisi
Toujours il sifflotait quand d'un bourge il brisait
Avec application et les dents et la gueule
La chanson de Villon qui dans tout cœur se tait
Trop longtemps il avait été d'eux la risée
Nul besoin d'un pater quand on est un futé
Par le verbe et le poing il écrase le veule.
©JIM