Paul-Jean Toulet, poète de l’École fantaisiste doit sa célébrité à ses contrerimes.
L’élément de base y est un quatrain aux rimes embrassées et aux mètres alternés, le plus souvent (8/6/8/6). Ce déséquilibre agace maintes oreilles mais enchante les miennes.
En voici une parmi mes préférées
Dans le lit vaste et dévasté
J’ouvre les yeux près d’elle ;
Je l’effleure : un songe infidèle
L’embrasse à mon côté.
Une lueur tranchante et mince
Échancre mon plafond,
Très loin, sur le pavé profond,
J’entends un seau qui grince…
Je vous laisse savourer le contraste entre les deux quatrains.