Au nu du puits
- Sonnet anthropomorphiquement zutique -
C'est un antique ouvrage, à la sylve enfoui,
Abritant vaguement une fissure humide
Où l'étroitesse est une perte Danaïde.
Plissée, une balèvre y semble dire oui,
Sur la margelle assise avec un soin rapide
Par un maçon depuis longtemps évanoui,
Il est loin qu'on ait bu cette eau dont ont joui
Pauvrement quelques gens survivant grâce au flux
Parcimonieusement dispensé par le fond
Suintant pour abreuver la légitime envie
- La soif d'être - Ô soleil, avec le vieux "Fiat lux",
Le principe s'engendre et s'altère, et la vie
Sourd du méandre interne où s'écartent les os...
...Et l'esprit féminin scintillait sur les eaux.
(- Allons, l'éphèbe blond, où les poètes vont -)
A. R.
Posté à 08h16 le 08 sept. 25