La poésie sur internet
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Par : Lau
Posté à 17h44 le 03 sept. 25
Édité à 13h57 le 09 sept. 25 par Pierrelamy
@ Tontonjacques :
Ce pastiche de Nouveau n'étant pas nouveau, je me demande : êtes-vous Jadis au Paradis des Albatros ?

Posté à 09h08 le 04 sept. 25
Posté à 07h54 le 05 sept. 25
Édité à 06h42 le 08 sept. 25 par Pierrelamy
L’été sera tantôt un lointain souvenir
Un passage tout show avec sa canicule.
J’attends au pied du chêne un automne à venir
Car je vois chaque jour qu’icelui, las, recule.
Août est donc bien fini, septembre a débuté :
Les oiseaux chantent plus, et se tait la cigale.
Le renard de corps beau se dit bien plus futé
Que ce noir corvidé dont la forme régale.
Ô complice des lieux dites-moi sans tarder
Si je dois un écot pour ici bombarder !
Posté à 17h04 le 05 sept. 25
En cinq mots, z'êtes bons en dizains !
Bbbrrrr
Je me souviens du goût frais de tes lèvres,
Y m’engouffrais ; dans ce monde nouveau,
M’emplissais d’or, enfin me sentais beau,
Apprivoisais mes terrifiantes fièvres ;
Mais diable suis-je et je hais tous ces mièvres
Indicateurs qui s’opposent au laid,
Qui font l’amour comme une apothéose
Sur un lit calme aux draps couleur de lait
Quand, à nos corps et nos cœurs, se mêlait
Un coup de foudre d’où naquit la rose.
Posté à 18h23 le 05 sept. 25
Édité à 10h43 le 06 sept. 25 par Lau
[
Dizains
De l’esprit, d’où valse le songe,
S’échappe un trait que l’ange longe ;
L’espoir, la spore, étrange oronge,
Remonte alors dans le ciel bas
Tandis qu’au sol de lents boas
Grouillent aux tristesses des fanges
Qu’épongent les draps et les langes
D’anciens tissus, Temps, que tu franges
En de moroses célibats
Qui t’enserrent comme des bras !
Tout ce passé vif d’amours fraîches
Laissé, dans des terres en friches,
C'est - ô Temps - tout ce que tu prêches !
Et si je triche, maintenant,
Que je joue au crieur dément
Des mots sonnant la simple croche,
Le suraigu froid de la roche,
Et que mon chef ainsi se hoche,
C’est pour, malgré que tout me ment,
Aboutir à quelque tenant.
La chose à soi, c’est seul le rêve
Ce sèvres qui sourd quand s’embrève
Une île née avec quelque Eve
Absente (on serait toujours seul ?)
… C’est notre trésor usuel !
Que de ronces en cette sylve,
Dans ce concert, hélas, en live !
(Et que vaut notre esprit, s’il bée ?)
L’Amour est Peul, le sort cruel,
A peine à soi, seul est son ciel !
- Une vie à faire le singe !
Avec cette unique méninge,
Rétrécie, au Vrai qui l’astringe !
… Et tous enfin de se chercher,
Buvant, avides, l’air trop cher !
(Tout ça c’est punk, voire un peu grunge,
C’est comique ! – et con comme un « je » ;
Mais avec ce qu’on peut l’on lunche !)
Ces vers - qui sont à revercher -
Valent-ils un livre de chair ?
Posté à 22h07 le 06 sept. 25
Édité à 22h10 le 06 sept. 25 par Salus
Posté à 05h36 le 07 sept. 25
Édité à 05h39 le 07 sept. 25 par Assonance
Salus,
Voilà quatre dizains beaux,
De magnifiques octos
Qui résonnent sur nos eaux
Et flirtent sur l’essentielle
Ecriture existentielle
Où s’avancent des lézards
Tels sur un ring et ces arts
Signent des vers par des sceaux
Leur musique et ses défauts
Ma foi, sont jolis hasards.
Posté à 12h17 le 07 sept. 25
Édité à 14h41 le 07 sept. 25 par Lau
Je vaguais sur les bords du vieux pays normand ;
Le ciel manifestait des signaux alarmants.
Et en effet, voici que le vent se réveille,
Bouleverse la mer, et me siffle aux oreilles.
Le déluge se fit promptement torrentiel ;
Il tonnait comme dans le Livre d’Ézéchiel.
Tandis que l’ouragan arrachait les toitures,
Je bataillais en vain, cherchant la fermeture
Qui eût dû compléter mon maigre coupe-vent :
Car, distrait, j’avais mis le derrière devant.
Posté à 14h16 le 07 sept. 25
Je fais dix vers
Poète en faits divers, je tenais la chronique
Ouverte au curieux pour les chiens écrasés :
Des broutilles, des riens, mais des destins brisés
D’un fretin dépêché sur la place publique.
Le journal se moquait du sort de ces petits,
Exploitant sans remords leur rôle anecdotique
Pour noircir une page à coups de confettis :
Dix vers pleins de respect décrivant la disgrâce
Dans laquelle tombaient les derniers de la classe.
Dix vers de dignité soufflés en chuchotis.
Posté à 06h39 le 08 sept. 25
Édité à 06h49 le 08 sept. 25 par Vuthy
Désert médical
Maussade et accablé de mes douleurs lombaires
Et d’autres, dont le nom en latin m’exaspère,
Poursuivant malgré tout un fallacieux espoir,
Je trempe, circonspect, au fond de l’abreuvoir,
Mon cul dans le cresson de fontaine et l’eau fraîche.
Un batracien coasse, un ruminant me lèche,
Une nymphe du coin s’enquiert de mes souhaits :
– Quelque agreste faveur, contre un petit billet ?
Mais, la remerciant de sa sollicitude,
Je replonge en mon bain et dans mon hébétude.
Posté à 13h56 le 08 sept. 25
Posté à 12h37 le 09 sept. 25
Édité à 13h58 le 09 sept. 25 par Pierrelamy
Posté à 12h28 le 16 sept. 25
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