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Dizains (Série)

Par : Lau

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Lau

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Amusant. Sa source (?), sa source :

XXXIV

En plein soleil, le long du chemin de halage,
Quatre percherons blancs, vigoureux attelage,
Tirent péniblement, en butant du sabot,
Le lourd bateau qui fend l’onde de l’étambot ;
Près d’eux, un charretier marche dans la poussière.
La main au gouvernail, sur le pont, à l’arrière,
N’écoutant pas claquer le brutal fouet de cuir,
Et regardant la rive et les nuages fuir,
Fume le marinier, sans se fouler la rate.
— « Le peuple et le tyran ! » me dit un démocrate.

F. Coppée



Posté à 18h18 le 29 août 25

Édité à 18h23 le 29 août 25 par Lau

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Pierre Lamy

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Le ciel est par-dessus le toit.
Cet on-dit n’est pas réciproque.
On peut formuler qu’il le soit
Dans je ne sais quelle bicoque.

Le toit est par-dessus le ciel ?
Dans sa caboche on imagine
Un univers au goût de miel
Qui épaterait ma frangine.

Mais c’est le cas aux antipodes
Me réplique la chère Claude


J'ai développé les deux premiers vers de mon quatrain du jour

Posté à 07h08 le 30 août 25

Édité à 06h43 le 08 sept. 25 par Pierrelamy

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Assonance

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Eduquer un enfant, c'est gommer nos défauts,
À l'un et l'autre, pour le meilleur d'entre nous,
Absents des fautes, doux de vrais coeurs en le goût,
Eluder un sang d'encre et nommer bon et beau,
C'est aussi apprendre, en chacun, les qualités,
Voir la beauté du monde et ainsi devenir,
Croitre à l'orée du songe est principe de luire,
S'ébaudit la lande en l'art saint des parités,
Pour toi et moi, je garde proche un bout de ciel,
Tout choix est roi, Le Sage Donne à tous ce règne.

Posté à 09h09 le 30 août 25

Édité à 09h10 le 30 août 25 par Assonance

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Assonance

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Petite question sur l'élaboration des dizains, aux poètes que vous êtes:

Savez-vous s'il est possible d'utiliser tous les schémas de rimes que l'on veut lorsque l'on en écrit un ?

Pour l'instant j'ai choisi un ABBACDDCEE mais il existe de nombreuses possibilités en jouant aussi avec les césures dans les vers et en ajustant des segments rimes par l'intérieur de ceux-ci.

J'essayerai de m'y adonner quand j'aurai quelques temps à moi.
J'aime bien cette forme, cela prend peu de ressources d'en écrire et on peut y dire beaucoup de choses, je trouve.

Merci pour l'exercice Lau et bonne journée à toutes et tous.

Posté à 09h16 le 30 août 25

Édité à 09h17 le 30 août 25 par Assonance

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Lau

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Oui Assonance, c'est une forme bien pratique pour le narratif, je trouve.

Du quatrain au dizain ; bravo à vous deux !

(J'emprunte ici le chemin inverse en réduisant un écrit de quatre quartes en un dizain) :


Amorce


Saupoudrez la farine d’œillettes :
Le pavot berce, ajoute à l’anis
Un anti-stress en strass et paillettes,
La tanche en transe en a le tournis.
Last but not least, de la vie en rouge :
Trois litres purs d’un grouillant fouillis
De vers de vase, qui luit qui bouge,
Appât de rêve aux reflets rubis.
A dix onces d’arachide grasse,
Mêlez le miel mais juste une trace.


Posté à 09h24 le 30 août 25

Édité à 09h29 le 30 août 25 par Lau

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Assonance

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Le bon marché de la course, au vrai,
De subsister permet bien à tous,
De susciter aimer, grain à moudre,
Ce don, sachez, se savoure aubaine.
Le long passé se parcoure aux craies,
De pure idée, le trait vient à coudre
Le mûr inné de l'air sain, là, doux,
Que l'or amène par l'ourse au ciel,
De son paraître vois courbe aux paix,
Le sublimé se fait saint d'un goût.

Posté à 11h21 le 30 août 25

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Tontonjacques

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Je ne pense pas en tout cas que "Ce malotru déflo / ra la hase aux abois" soit significativement meilleur que l'original, "Ce malotru déflore / une hase aux abois".

(ah flûte, c'était pas la bonne page)

Posté à 08h22 le 01 sept. 25

Édité à 08h23 le 01 sept. 25 par Tontonjacques

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Assonance

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J'ai, sur les mains, les ailes du papillon blanc
Permettant d'écrire légèrement, voguer,
Excellant, des dits lieux, d'aimer le temps nommer,
Très pur et sain, précepte sûr d'un sillon grand,
L'appris n'est vanité lorsque l'égo se tait,
Laissant parler l'esprit aux degrés du bien-être,
Faisant planer de cime, homme vrai, Au Saint Maître,
L'habit des qualités forme l'air beau, de fait,
Celui qui pratique la bonté n'enlaidit,
Ce vivide anime par son trait ambre et fruits.

Posté à 09h30 le 01 sept. 25

Édité à 09h31 le 01 sept. 25 par Assonance

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Lau

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Dilemme


Au faîte d’un sapin de croix, le ramier lit
Les poèmes des potagers que l’homme écrit :
Il goûte au loin chaque syllabe et par saccades
Pointe du bec une par une les salades.
Ainsi suit-il, intéressé, tous les tercets,
Des tomates et des œillets entrelacés,
Pense à plonger au cœur de ces vers identiques
Et louche sur les distiques aromatiques.
Sous les rais naissants du soleil, la fleur du thym
N’a plus l’attention du pigeon, ce frais matin.

Posté à 09h38 le 01 sept. 25

Édité à 09h40 le 01 sept. 25 par Lau

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Assonance

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Marchant d'un bon pas jusqu'au bien,
Se voit le vrai,
Se boit le lait,
L'allant parle aux voies du combien.
Soyance à son roi, lune aux saints,
Le choix se fait
De croître près
D'un ange, albe aux fois du long sain,
De seoir le dais
Parent à l'aura, prime aux gains.

Posté à 09h53 le 01 sept. 25

Édité à 09h54 le 01 sept. 25 par Assonance

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Pierre Lamy

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Entre le moule à gaufre et la yaourtière
Je me morfonds dans mon placard.
Le premier des deux est l’as du grand écart.
La seconde est mastoque et fière.

Pressés d’obéir au bon plaisir du staff.
Souventes fois ils en sortent pour le taf.

Je brûle d’ouïr un beau jour : — Allons-y ! 
Mais nulle main ne me saisit.
Seul dans le noir, en boucle je gamberge.
Et je m’interroge : À quoi sers-je ? 

Posté à 12h35 le 01 sept. 25

Édité à 13h56 le 09 sept. 25 par Pierrelamy

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Lau

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J'ai cru voir un robinet

Un exemple d’objeu dons tu fis souvent montre
A gousset –pourquoi pas-, plus utile qu’un cintre ;
Molle qu’un dada lit, -il est barré, ce peintre !-
Donner vie à la chose ? On ne peut être contre…
Oh verse une rasade de ce micro-onde
Qui, certes, s’il nous sert, m’avait coûté la blinde,
Adieu ma trottinette et mon périple en Inde,
Je cèderai toujours aux désirs de ma blonde.
S’il est un objet fort qui remplit tous les cœurs
C’est bien le robinet ! Si je te mens, je meurs.


Posté à 13h19 le 01 sept. 25

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Pierre Lamy

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Je fus, vous le savez, pendant deux jours, absent.
Je trouve à mon retour cette agréable chose
Qui depuis quinze jours sur ce Site repose :
Votre fameux poème. Il est assez puissant.

Il est à votre image, utile et bien pensant.
Vos vers ont un parfum de fleur à peine éclose.
Afin qu'à ses travaux il s’en aille agissant,
Ils laissent au lecteur l'âme fraîche et dispose .

Vous savez à quel point je vous suis attaché.
Vous avez du talent. Mais il est bien caché.

Posté à 09h53 le 02 sept. 25

Édité à 13h56 le 09 sept. 25 par Pierrelamy

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Oxalys

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Emil Nolde - Verlorenes Paradies - Paradis Perdu (1921)
Musée Ada & Emil Nolde - Neukirchen (Allemagne)

La contrition d'Ève

Malheur, pauvre de moi, qu’est-ce que j’ai fait 
Comment ai-je pu rouler mon bonhomme ?
Sûr qu’on n’aurait pas dû croquer la pomme
Pourquoi m’a-t-il écoutée, ce dadais ?
On s'est conduits comme des sacripants
Le proprio nous a mis à la porte.
D'accord, je comprends qu’il nous ait maudits.
C'était quand même bien, le paradis
Mais trop tard pour gémir, ce qu’il importe
C’est de trouver un jardin sans serpents !

Posté à 09h53 le 02 sept. 25

Édité à 09h58 le 02 sept. 25 par Oxalys

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Tontonjacques

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@Pierre Lamy Arf ! Ainsi donc, on persifle ?

Sinon, sur un dizain de Germain Nouveau :

J’entrais chez le marchand de meubles, et là, triste,
(Savez-vous la chanson du petit Ébéniste ?)
j’allais, lui choisissant une chose à ses goûts,
C’est vers toi que je vins, Canapé-Lit-Leroux.
J’observai le ressort, me disant que cet homme
fit une chose utile, étant donné le somme.
J’appréciai le tout d’un mot technique et fin ;
si bien que le marchand, ému, me tend sa main
honnête, et dit : « Monsieur fabrique aussi sans doute ? »
Douce parole et qu’en mon cœur je grave toute.


ma version :

Un zigoto fantasque et un peu guitariste,
Bohème aux cheveux longs, sans doute communiste,
À Paris m’arrêta un jour par son bagout
Pour tenter de me vendre… – Eh bien ? – Un kangourou
Empaillé. (Je respire.) Ah certes, le bonhomme
Ne manquait pas d’idée, ni de culot, en somme.
– Camarade, lui dis-je, un marsupial défunt,
Ce n’est pas très courant boulevard Saint-Germain ;
Mais tu patines fort, je crains, dans la choucroute :
Ton macropodidé, que veux-tu que j’en foute ?

Posté à 08h52 le 03 sept. 25

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