Je courais sur le sable et sautais dans la vague ;
Je ne savais nager, combien j'adorais ça !
Plonger sous les rouleaux et m'évader, forçat,
De ces nombreux châteaux, sans user de la dague.
Combien était jolie, et trop grande pour moi,
La starlette de plage, apprentie séductrice,
Qui sur d'autres testait l'emprise du caprice,
Découvrant gouverner des garçons les émois.
Que c'est lent de grandir lorsque les bourgeons poussent !
Quand quelques audacieux se risquent à saisir
La tige de la fleur, le pistil du plaisir...
Ne sachant qui choisir blonde, brune, ou bien rousse ?
Allons ! encore un an, à jouer aux ballons,
Avant de parcourir tous ces jolis vallons.
©JIM