Profondeur des temps
Dans l'air des nuits, se trouve profondeur des temps,
Dans l'azur nocturne, esprit ne sait la hauteur,
Dans l'herbe grise, tout le monde, aux heurs, est grand,
Quand l'art du profus fait digne de sage honneur.
La plume éloquente, par la verve, éveillée,
Prend son simple essor jusqu'à la branche du ciel,
L'âme une est sonnance, par l'attrait, révélée,
Quand bon, fin et fort fluent la fragrance du miel.
Parmi les atours de celle-ci, savoir-faire,
Savoir-être et savoir vivre sains, décemment,
Appris des amours de belle vie, parfois taire
A voie reine et sa soierie se vient des savants.
Au jeu du sens et de la forme, habileté,
La mine meut l'agilité de l'écureuil,
Aux voeux du penser, l'oeuvre abonde amie de pieds,
La cime de la primité, de l'élue feuille.
Laissant vagabonder l'encrage au gré du doux
Qui ne le comprend, ne sait coupler flânerie,
Errant par l'art nommé semblable au trait du goût,
Libre de longtemps, le vrai pour vrai croit le dit.
La stance équanime, sans passions obscures,
Voit clair à l'oecuménée des siècles d'antan,
Voyant des saphirs de vent, carillons au pur,
Adresse à ce sûr aimé, tel, gèbre s'entend.
À chacun le destin fait bon marché de biens,
Les savourer sans être ingrat est la justesse,
Un par un, coeurs et saints, se vont là, près de loin,
Enamourés d'enfer, à l'agrès, la superbe.
Dans le zéphyr noble, absorbe un élan tranquille,
Il guidera tes pas parmi les sentiers calmes,
Sans te ternir, donne, accole un présent sans bile,
Il suitera l'égal à l'inné sans égal.
Posté à 01h57 le 17 août 25
Édité à 02h47 le 17 août 25 par Assonance