Dans les mailles serrées du filet de l'averse
les sirènes piégées
ont des gestes gracieux
pour sauter une flaque ou tordre leurs cheveux
Les trottoirs
ces voyeurs éblouis
se renversent
Sous un porche
un instant suspendues en plein vol
elles s’ébrouent
riant
ébouriffent leurs ailes
avant de s’égailler
en une course folle
éclaboussant les murs de leurs cris d’hirondelles
La fraîche pluie d'été crépite de baisers
qui dansent sur la joue naïve d'une bulle
y déposent brûlants
des désirs-canicules
qu'un rayon de soleil suffit à embraser