Même en faisant l'impasse sur le vocabulaire parfois peu compréhensible (pour nous), il y a des choses qui ne passent pas :
- les "frisottées moustaches" : le "capiteux jour", ça ne va pas (idem pour "d'ailées voix-artifices", etc.)
- l'article est parfois viré juste pour arriver au (bon ?) décompte de syllabes : carouges, trilles, alors que juste après on a bien l'article ("les" grives)
- "mille" échos, ça fait vieillot. Autrefois, on utilisait "mille" à tout venant, aujourd'hui ça fait ringard
- la strophe "Quand le ciel se mouchette d’alun
Se subliment d’opaques murs d’embruns
En office, aux grenouilles, d’hospice" me paraît bien tarabiscotée et assez incompréhensible (syntaxe comme vocabulaire)
En gros, on comprend à peu près le thème, et il y a quelque chose (et même une certaine cohérence), mais il faudrait reprendre le poème pour en faire quelque chose de vraiment bien, en évitant les maladresses et les termes trop locaux ou trop incompréhensibles (il est possible d'inventer des mots, s'ils sont suffisamment évocateurs). J'ai d'ailleurs assez apprécié les "gerbes soniques", notamment.
Dans un registre à la fois voisin et complètement différent, voici un de mes derniers haïkus :
Qui fait-il rêver
le chant d'amour des crapauds
sur l'étang la nuit
Ce message a été édité - le 24-06-2025 à 08:54 par Tontonjacques