La poésie sur internet
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Par : Valin
Encore dans le but de mettre à l'épreuve mes vers et de les améliorer, voici un poème sur lequel j'aimerais avoir l'avis de tous.
À noter que le vocabulaire est argotique québécois et contient quelques néologismes pour ceux qui auraient de la difficulté à comprendre.
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Après les ides d’avril
Pendant que sonnent les vêpres
Avant la brunante maligne
S’éveillent les muses champêtres
Les champs par Galarneau saoûlés
Somment la fin du capiteux jour
Du charme ci-après harponné
Le Soleil sombrera sous sa tour
Carouges préludent avec aplomb
Où trilles se mêlent aux carillons
Suivent les grives allègrement
Aux voix perlées d’éclats d’argent
Tous s’amuïssent dès l’élan
De balbutiements piano
Qui croissent en coassements
Bramant liesse dans mille échos
Ça électrise, tympanise
D’un acouphène symphonique
Raz-de-criées qui galvanise
Et constelle l’air de gerbes soniques
Quand le ciel se mouchette d’alun
Se subliment d’opaques murs d’embruns
En office, aux grenouilles, d’hospice
Ce sont des Haleuses de soleil
Armées d’ailées voix-artifices
Et chaque soir dans mon pré elles veillent.
Posté à 02h26 le 24 juin 25
La majorité des vers ont 8 syllabes.
Mais il en de 7, 9 et 10
Ce qui donne à ce poème un rythme chaotique.
Le ton, l'argot et les néologismes, qui font tout le sel de ce poème en sont affectés.
Je te conseille donc de tout mettre en octosyllabes. Un dico de synonymes te permettra de traiter le problème.
Posté à 07h21 le 24 juin 25
Même en faisant l'impasse sur le vocabulaire parfois peu compréhensible (pour nous), il y a des choses qui ne passent pas :
- les "frisottées moustaches" : le "capiteux jour", ça ne va pas (idem pour "d'ailées voix-artifices", etc.)
- l'article est parfois viré juste pour arriver au (bon ?) décompte de syllabes : carouges, trilles, alors que juste après on a bien l'article ("les" grives)
- "mille" échos, ça fait vieillot. Autrefois, on utilisait "mille" à tout venant, aujourd'hui ça fait ringard
- la strophe "Quand le ciel se mouchette d’alun
Se subliment d’opaques murs d’embruns
En office, aux grenouilles, d’hospice" me paraît bien tarabiscotée et assez incompréhensible (syntaxe comme vocabulaire)
En gros, on comprend à peu près le thème, et il y a quelque chose (et même une certaine cohérence), mais il faudrait reprendre le poème pour en faire quelque chose de vraiment bien, en évitant les maladresses et les termes trop locaux ou trop incompréhensibles (il est possible d'inventer des mots, s'ils sont suffisamment évocateurs). J'ai d'ailleurs assez apprécié les "gerbes soniques", notamment.
Dans un registre à la fois voisin et complètement différent, voici un de mes derniers haïkus :
Posté à 08h47 le 24 juin 25
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