J’avais, dans mon carnier, une tonne de tics
Que j’alexandrinais et rangeais dans mon froc,
Car il est bon d’errer, quand tu vis, que tu troques,
Sur des airs pondérés, -ta vie à coup de triques-,
Contre un sonnet malin, source de mille drogues
Dont le vers s’enrichit, outrepasse le trac,
Mais qui garde à l’esprit les sons et l’âme rauques,
Quelque fin d’une quarte, quand le sens, tu traques.
Lors, j’écrivis sans fard deux tercets seuls et secs
Si pauvres de lumière, on aurait dit deux sacs
Qui, posés, là, sur la terre,
Entrouverts, n’avaient l’heur de n’ouvrir que leurs becs,
Et d’attendre, idiots, que tombe dans leurs bacs
La solution du mystère.