J’irai de babouillis toujours carrioler
Bicorner ma moustache à ta main porcelaine
Toupiller mon orteil au fond de ta verveine
Voir creusir ta fossette en lisant Mallarmé
Et je ne dirai mie surtout pas blavouiller
Sur tes doigts ouvrageux de jeune fille ancienne
Où je renais enfant chaque fin de semaine
Dans ton nid à poussière au coin d’Aubervilliers
Colchiques dans les prés où valsent tes lutins
Ont eu raison de moi et de mes feux follets
Quand tu souris le soir à mes glauques pamphlets
Tu joues la carmagnole et moi le Pharisien
Sur le divan cossu on clinque du picot
Ma langue corbillarde aux tétons de Margot.
"Sur le divan cossu on clinque du picot" touillant des dix orteils avec délices cette verveine épicée de réjouissantes trouvailles.
De lecture en relecture, la carmagnole nous emporte, sourire aux lèvres
Oserai-je vous dire à vous rendre «Gudule»
Que cette sucrerie que l'on nomme téton
Qui de la tête au cor vous sied et vous adule...
C'est Margot de Valois qui vous rend si glouton!
Arielle,
Je vois que le verbe clinquer donne du ressort à ton divan,
je te souhaite une belle soirée en perspective
Merci