Juste un Mot

Par : Mahea
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Mahea

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De la pensée qu'on ne sait taire
Aux jours perdus que seul enterre,
Le Mot ! Aveuglément fertile
Explorant ces ailleurs, oscille...

Serré comme un trésor, butine
L'entendez-vous sur la colline
Pendu, léger comme un silence
Tout habillé d'hiver, avance...

Et puis d'un coup, tout en dessous,
Un peu fané il s'éternise
Il clandestine et se résout,
Fredonne un doux parfum, s'enlise...

D'un élan rêche et venimeux
Guignol un peu, fou dans sa cage
En épithète en tête à queue
« Je » c'est dessous en maquillage...

Avec son air d'aller au loin
Nous piquer l'oeil et la mémoire
Un corps à coeur en mise au poing
Mais quel raffut ! Toute une histoire...

Avant d'éteindre la lumière
Sous son habit d'or et d'airain
Le Mot cousu en bandoulière
Berce un bateau, ivre sans fin...



Ce message a été édité - le 17-04-2025 à 19:42 par Mahea
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Lau

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Points fétiches


Lemme

Cellule aux atomes antiques
Morphèmes protons et neutrons
Quand s’agitent tes électrons
S’illuminent tes sémantiques



Mimosa

En ciel de fond, orageux, Majorelle,
Pleut la poudre de tenuiflora,
L’agace saute et jacasse, marelle
Où l’arc-en-ciel auprès de l’if erra



Ru

L’ailette de mon moulin
S’enroule aux flots de la crue
Eternelle qui l’eût crue
L’eau du ru sert le Malin



Anse

C’est toujours Toi que je vois sur l’anse
Entre deux eaux quand meurt ma conscience
Tes yeux, tes dents, ton styx et tes hanches
Toujours je rêve sur tes silences



L’Homme

Sidérants gens d’ici quand on nous majuscule
Si bêtement puissants autant que ridicules,
J’aime ton lemme si ton « h » est minuscule
Quand le ru glisse vers une anse en particules

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Mahea

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D'un oblique intense en clarté charnue
le jour a surgi rouge après la pluie,
un charme secret dont je me souviens
une ronde bleue dans un champ de fleurs.

Jusqu'au bord du ciel le parfum des flots
m'enracine... Et de volt en lux s'étend
une écume estourbie, opalescente,
dans la main troublée qui s'y rue, s'y rosse.

La mémoire aspirant des yeux l'azur,
le nid du vent, la houppe minérale
de l'unique torrent. Regard sonore
d'un peintre pensif par le temps percé.

La rosée du soir d'une onde marine
sur la craie des os lentement caresse
et chante l'amour d'un soleil trempé ;
l'encre d'un soupir vibre sur ma nuque.




Ce message a été édité - le 20-04-2025 à 20:28 par Mahea
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Mimmo

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Juste un mot..mais quels mots !
Très très beaux..
😊