Je songeais à Bashô, voyant couler le Tigre.
En la belle Italie, il n'est jamais venu ;
Rome en lui n'aurait vu qu'un étrange inconnu,
Epris d'essence pure ignorée de tout bigre.
L'énorme Michel-Ange aurait été sauvage
Qui de chair habilla l'esprit du marbre nu ;
Sfumato de Vinci, idéo retenu,
Il est un cœur à découvrir sous tout grattage.
Dans le port d'Osaka, que vis-tu palpiter
Sur l'immense océan qui te sut exister ?
Saisir tous les instants dans le souffle immobile
Quand la sève arrêtée des floraisons prend soin,
Que du battement d'aile oiseau n'a plus besoin,
Quand il suffit que ton pinceau soit pointe habile.
©JIM
Ce message a été édité - le 06-06-2025 à 12:56 par Jim