L'avenir avenue
Trace nos pas perdus
Vers un futur ténu
Ne tenant qu'à un fil
Combien précieuses sont ces dames
Qui si bien chantent l'air léger
Il n'est de vague emportant l'âme
Quand dans leurs chants l'ombre est piégée
Dessus leurs peaux douce est la rame
On voit la barque s'engager
Où se sépare l'eau sans drame
Tous les matins savent nager
Et quand au soir descend la nue
On voit les fleuves renouer
Dans la splendeur d'écume nue
Les corps plus purs que la buée
Qui donc entasse en monticules
Souffle et baisers est ridicule.
©JIM