Que de souvenirs, dans une vie, forment une ronde,
La joie, dans les yeux de certains, les inonde,
D’autres, plus amers, retiennent leurs larmes,
Rancuniers, quelques-uns exhibent leur arme.
Ces souvenirs, dans notre tête, vagabondent,
Souvenirs d’enfance, d’odeurs ou paroles immondes,
Chaque jour, ils varient selon notre humeur,
Mais tous sont bien ancrés dans notre coeur.
Les souvenirs ensoleillent ou embrument notre âme,
Les uns et les autres façonnent notre vie avec charme,
On ne peut les comparer, tant ils sont propres à chacun,
Ils constituent notre ligne de vie, notre destin.
Seule la vieillesse enchevêtre les souvenirs et se trompe,
Ils jaillissent parfois puis aussitôt s’estompent,
Confus, rêves et souvenirs se confondent
En un mirage vacillant chaque seconde.