Ma souffrance, douleur cruelle et secrète
Ne peut s’exprimer tant elle m’étreint,
Anéantie par cet abandon soudain,
Je m’isole, me tais, je suis muette.
Je me remémore ce moment diabolique,
Quand, tout à coup, la foudre m’a transpercée,
Puis très vite, cet orage puissant s’est éloigné
Sans un remords, paré d’un sourire ironique.
Comprendre la raison de cet ouragan fulgurant
Est pour moi essentiel, absolu,
Les sautes d’humeur sont inattendues
Mais l’amour n’est pas le caprice d’un instant.
Comment pardonner à cette flèche empoisonnée ?
Le pardon soulage mais il est rarement instantané,
Le temps guérit, à son rythme, les coeurs blessés
Et le pardon, petit à petit, les aide à cicatriser.