Guignon, faveurs, auspices.
Un peu de pluie à la figure
Et puis du temps, pour la blessure,
La peine, usure de l'esprit.
Un petit coin de toi qui rit.
Affects d’holothurie en rut,
Rien du k.o, de l’uppercut,
Mais rien non plus de bon augure ;
Rien qui satisfasse ou rassure !
Une histoire où perdre son temps ;
La pierre jetée aux étangs
Comme le sel dessus l'épaule
Et dont le souvenir s'envole
Avec ces cornes qu'on emboule
De mémoire - que l'on ampoule -
Adieu, minuscules autans,
Adieu corniches et redans ;
Plus rien dans cette vie abrupte
Où j'accroche et qui me coopte !
J'irai seul dans mon vol, planer,
Ma voile est bien loin d’empanner,
Et par la Muse s'enflammer
Pour moi revient à me pâmer
Au point qu'un anévrisme rupte
- En tout cas c'est ce pourquoi j'opte -
...Mais je suis ronchon sans déduit,
Et, vrai - cochon qui s'en dédit,
Je saurai fougueusement plaire
Au cœur épris de la première
Dont l'amour servira de phare
Dans l'orbe nuit où je m'effare
Et dont le champ toujours réduit
Fait que mon âme s’attiédit...
Quoique je pérore et je hâble
Sur ce sort, jamais charitable,
J'attends pourtant qu'il tourne enfin
Pour pouvoir goûter l’églefin
- Le nanan d'amour, et son vin,
Quelque grand nectar aigre et vain.
(Car c'est amer qu'être jetable
Et c'est sur de l'or, que je table !)
Princesse, hypothétique flirt,
Sache que rien n'ira sans heurt ;
Nous essuierons bien des ravages ;
Les déceptions sont de nos âges
Comme la blancheur de ces neiges
Qui s'érigent en pâleurs grèges
Sur le col ouvert du tee-shirt,
Annonçant que bientôt, l'on meurt.
Ce message a été édité - le 25-01-2025 à 19:45 par Salus