Puits
… Puis, quand je serai mort,
Je trouverai le temps d’écrire ;
Gisant sur le dos, comme on dort,
Mais d’un sommeil bien pire…
Depuis que vivre m’a cessé,
- Si pas fini, plus n’arque -
Depuis l’Amour en vain me nargue
Et me croit trépassé.
Le soleil ne brille qu’aux autres,
On voit le vent pour soi,
Doux instants, n’êtes-vous pas nôtres ?
Cruelle est cette loi !
Le cœur lourd, tel un tas qui pompe,
Pompe du sentiment ;
Mais, sans aucun assentiment,
Ce tas plombe : une bombe
Effrayante, au fatal retard
- L’âme en tire au renard -
… Et cette plaie, au feu livrée,
S’avive à la fin… vraie.
Ce message a été édité - le 23-01-2025 à 12:11 par Salus