L’Amour est si complexe et son spectre thermique
Fou, volatil, inique, emmêlant cœur et sexe,
Met l’être en son réflexe, enfantine mimique,
Au pied du pont tragique et le reste est annexe.
Foin de l’attachement, fi d’, ainsi, la souffrance
Et de la morne errance après l’éloignement ;
Mais le feu sentiment tisse un chemin si rance
Qu’une glaciale transe est mieux, finalement.
Montre-moi de ta fesse un éclat que j’y risque
Un peureux obélisque, une tendre caresse,
Ce geste fasse que nos corps, au firmament,
N’effacent, pour un temps, notre âme à la détresse
Où cette vanité flirte avec l’immanent
Manant mana menu sans borne et sans adresse.