IV
L'élan
Sur le chemin du val d'Orphée,
Dont la lyre est spectaculaire,
Vernaculaire langue, or fée,
Dans tes dérives, où l'on erre,
Le pentacle oculaire écrit
De lui-même un infini feu
Et l'aède surenchérit
- Tout artiste en a fait son vœu -
Sur l'incendie inextinguible
Que, Phaéton, le Mot propage,
Par sa traîne ignée et sensible,
A travers les cris de la page.
Le musicien, prêtre du son,
Et le peintre, être de couleur,
L'auteur, l'acteur au diapason,
Le rhapsode, au succès sans heur,
Le sculpteur et le chorégraphe,
Tous, qui sont, tout aussi bien, toutes,
Belle cohorte bise et grave,
Doivent ouvrir de neuves routes !
De la gradine et du couteau,
Avec le geste, avec la voix,
Fluide et souple comme de l'eau,
L'élan vrai nous souffle ses choix :
"Sur le chemin du val d'Orphée
De lui-même un infini feu
Par sa traîne ignée et sensible
Fond le sable en clignant des cils..."
Ce message a été édité - le 17-12-2024 à 14:15 par Salus