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Le jardin des simples
La fragrance et l'effluve, au jardin des simples,
Olympes olfactives,
Des fleurs où l'essaim pleut
Zonzonnent en dansant mille elfes actifs.
Laqué par la lumière
Le lézard du gros mur au soleil s’éveille
Et gobe, libellule encore mue hier
Par le vent, l'être vieil
Et ses ailes de fée avec un sourire
Large, une gorge bleue
- Bel endroit pour mourir -
Puis pffuit ! s'enfuit le saurien terrible ; le
Lieu, calme, est clos de pierres,
Abrupt et cru, tendre et secret petit monde,
Dans l'altérité dont chaque être est un tiers :
Plantes, petits démons
D'insectes grimés, l'air plein d'oiseaux voraces ;
Le Diable, une vipère,
Terrorise les rats,
Sinuant sa courbe en son galbe de chair...
Tout baigné d'aromates
Elu par le mainate et l'art du poète
Teinté de Véronèse et d'auburn plus mat
Un parc en tout point net.