Le sentier monte un peu
A travers les grands pins.
La résine embaume
l'air et j'écoute le ruisseau
clair qui accompagne mes pas.
Les hauts sommets m'entourent
de leur masse imposante. Ils accrochent
un nuage effleurant le ciel bleu, intense.
L'été, ce sont les vacances
et les pas se font ralentis
dans la beauté du paysage.
Une poignée de myrtilles au passage,
un regard sur l'étang où dansent
les myriades de lianes
sous l'eau transparente.
Ici, l'air est pur, mes poumons
s'emplissent de cette fraicheur vivifiante.
En bas dans la vallée, le clocher sonne
l'angélus.
Il est midi et tout là-haut,
le pâtre et ses brebis s'alanguissent au soleil.
La terre est riche et le lait de son troupeau
donnera de bons fromages.
En descendant, je m'arrêterai à la cabane
et ramènerai un kilo de "greuil",
le brousse.
Tout sent bon la vie paisible
à traire les brebis, à préparer les fromages,
les vendre aux passants, randonneurs et touristes.
Les paysans partagent leur accent pyrénéen et aiment
bien causer avec l'un avec l'autre du charme de la
vallée.
Au pied des Pyrénées, coule une source vive
abreuvant les troupeaux en pâtures mais aussi
la faune sauvage, (marmottes, izards, vautours fauves
gypaëtes et autres grands rapaces, aigles, chouettes, grands ducs...)
Le Parc National s'étend jusqu'en Espagne
où l'ours brun se balade en territoire protégé...
Ma randonnée est terminée, je rentre regaillardie
sourire aux lèvres, légère.
Je sais que le pêcheur aura pris plusieurs truites
saumonées(la fario) :
myrtilles, fromages, brousse, truites, le repas d'excellence
et peut-être un potage, la garbure,
rassasiera les convives à la table, ce soir.