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Une histoire (que je viens de retrouver et je me suis dit tiens je vais la remet

Par : Pierre

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Pierre

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Une histoire

Un passage, sous la clé, une porte basse. On se ploie et on passe. Du ciel, le silence d'un jour étoilé pleut sur nos épaules qui s'embrasent et la lumière de l'espérance découvre ces pays qu'on ne savait pas.
Plus tard, un murmure. Une onde à la surface des choses, qui s'amplifie inexorablement, laisse sa trace et lentement décroit, comme une certitude arrivée là.
Bois flotté qu'on ramasse et dont on fait ces sculptures sans âge, qui hantent nos mémoires.
Enfant je rêvais d'adoubements et je fus Bayard à Garigliano. Puis de ponts en ponts je fus Bonaparte à Arcole. J'irai voir Saturne aussi, je le sais, c'est ainsi, l'onde nous rattrape, toujours.
Elle nous mêle, nous emmêle, nous pétrit.
Allons plus loin. Un pas, puis un autre.
La lumière déchire le temps, des voiles s'affaissent, des pans de nuit s'effondrent, on y voit plus clair, leur charpie pansent les ornières du chemin sous nos pieds endoloris.
J'ai souvent été Saint Exupéry aussi. Juste avant qu'il ne tombe et sans avoir jamais rien lu de lui. Pour le nom. Saint Exupéry, que dire de plus?
Il m'est arrivé, certains soirs, de rentrer Mermoz. Je ne voudrais pas mourir noyé.
Mais avançons encore.
Voilà si longtemps qu'on est en route qu'on ne voit plus la porte. La lumière a coulé sur nos souffrances, et des champs ensemencés s'élèvent les blés nouveaux. On fait une pause près d'un ruisseau, et on boit dans le courant frais. Comme l'onde marine, le vent ondoie sur les tiges et dessine sur ce tapis doré les courbes de vies mouvantes.
Je fus également Buffalo Bill, puis j'appris pour le cirque et je le laissai me quitter. C'est à cette époque que Sitting Bull m'occupa en entier, et que je gagnais à LittleBig Horn.
Relevons-nous et allons.
La voie s'élargit, on voit que bientôt elle prendra toute la place. Et par toute la lumière envahie.
De la nuit il ne reste rien sinon ce point dans notre histoire d'où nous sommes venus. Il n'y a plus de porte et plus de clés, plus de murs et plus de passages. Les arbres sont des colonnes de vents cléments où s'égayent des oiseaux bigarrés qui chantent Fauré, parce que Fauré c'est comme Duparc il faut le chanter.
Et là, tout en haut, il y a tes yeux.

Posté à 17h14 le 02 déc. 24

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Lau

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-Bien réels, ceux là, aurais-je envie d'ajouter...

Moi, j'ai été Personne (Terence Hill) dans Mon nom est...

Mais indien aussi ; Cochise, Geronimo...

Posté à 17h30 le 02 déc. 24

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