La poésie sur internet
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Par : Lau
C’est un lavoir où dans la nuit l’eau sous la Lune
Est océan, banquise, étang, Niagara,
Selon l’œil amusé que la pensée allume.
S’y réfléchit –inconcevable !- un Sahara
Est-ce un nuage, est-ce du sable, est-ce une dune ?
La surface se mue en ocre alcantara ;
Le visiteur, en ce mirage, a l’infortune,
-Empressé, désireux d’y promener le doigt-,
De toucher l’élément dont le maître est Neptune.
Il faut un temps avant que le céleste toit
Ne se calme à nouveau puis l’image s’aligne
Au regard sec, idoine à ce que raison doit.
Ainsi ne rien tenter ; tantôt, voilà la vigne
Et son grain mûr, est-ce une bulle, or aucun pas
N’aura l’heur, cette fois, de dissiper ce signe.
Dévalant du coteau, se glisse en contrebas
-L’on entend, clair, son rire, on perçoit son haleine-
Une ondine, une muse aux ravissants appas.
Eblouissante aux Chutes de La Madeleine,
Le cœur se serre, au vide se ferment les bras,
La voir est un bonheur aussi fort qu’une peine,
C’est un lavoir et la magie est, tel un raz
De marée, où la frustration nourrit la veine
Aux souvenirs et vogue un cruel embarras.
Posté à 11h11 le 01 déc. 24
vos mots savent évoquer avec la part
du rêve! ce contexte qui évolue
sous votre plume précieuse !
on accéde ainsi aux mystères
secrets qui densifient !votre quête
scripturale! ( en favori! )!
poétiquement :
Posté à 18h25 le 01 déc. 24
Permets qu'en écho je poste,
Mon frère d'azur, mon pote,
Ces quelques vers de mon cru
Pêchés dans le même ru !
Elle et l’oiseau
Mépriser l’ondine, allons donc !
Le charme de l’eau fait la belle
Mystérieuse au courant labile ;
Entre le feuillage et l’ajonc,
L’œil heureux remonte le long
De cette chair qui vous appelle…
D’un miroitement malhabile,
Le soleil prudent déshabille
D’ombres, au fouillis vert des troncs,
L’humble sirène aux rires francs
Offerte à l’oiseau qui babille,
Virevoltant à chaque trille
Au mouvement des cheveux blonds.
Sous l’eau, des reflets transparents
Glissent aux cuisses du poisson
Anthropomorphe à forme idoine.
Nul dédain, semblant anodine,
Disputant au ru polisson
La discussion due au pinson
Et la souplesse de l’iguane,
Allez donc mépriser l’ondine !
Ce message a été édité - le 01-12-2024 à 21:16 par Salus
Posté à 19h05 le 01 déc. 24
Secret,
Voilà un gentil com ; Merci à toi.
Salus,
Bien sûr, merci !
Quand, nue, elle ouvre sa porte
A tout poète, à tout prote,
On s’engouffre et tombe drue
Une source d'or qui dure.
Zzzzzz
Au virage du rêve, au rivage du vers
Apparaît la paresse, appareille l’ivresse
Un décorum ami démuni de livre, est-ce
L’or d’un doux paradis qui drague les enfers ?
Au rivage du fleuve, au virage du vers,
Les matelas de mousse amassés sur l’eau douce,
-Edredons de l’ondine un temps brune, un temps rousse-
Sont venins et morphine aux plis des plus beaux vairs.
Par-delà tous les ciels, après l’âge du vers,
Parmi les tamarins, le margouillat se glisse
Sur un vieux chant marin qu’un aztèque air éclipse,
Un zinzolin sanglot cinglant les univers.
Posté à 09h20 le 02 déc. 24
Mes respects admiratifs pour ce petit bijou !
Ce message a été édité - le 02-12-2024 à 16:51 par Salus
Posté à 16h22 le 02 déc. 24
L'ondine est muse, même au port,
Mais il est presque disparu
Ce rêve pourtant jamais mort !
(Car éternel, l'eusses-tu cru ?)
Posté à 16h44 le 02 déc. 24
Respects à toi
![]()
Posté à 17h14 le 02 déc. 24
Elle est bonne pâte et l’on brode
En employant tous les instru-
Ments sur la berge ; alors on borde
L’artimon. Avons l’air bourru ?
Posté à 18h50 le 02 déc. 24
Aucunement fille de Lot,
Une, d'Orphée, en serait bru ;
Ce n'est pourtant pas pour sa dot
Que Musaeus fut son guru !
Posté à 19h37 le 02 déc. 24
Malgré toute l’eau qu’elle a vue,
Sous la cascade ou dans la grotte
De Nideck, aucun, d’un dicrote,
Rameur ne souilla son issue.
Posté à 13h15 le 03 déc. 24
En quelque livre bien touffu
Grimm fit des contes parfois "hot",
Qui nourrissent, tel le tofu,
Tachycardie et mal de Pott !
Posté à 15h16 le 03 déc. 24
Vrai qu’une originelle lue
Dans une version, quand s’accorde
L’horrifique au stupre, à la corde,
Serait, c’est sûr, moins bien perçue.
Posté à 08h49 le 04 déc. 24
Lorsque j'étais enfant, je me rendais au l'avoir de la rivière proche avec un petit bateau de bois que j'avais équipé d'une interminable ficelle pour le laisser voguer en aval vers de lointaines contrées. Je lui avais donné comme passager des escargots trouvés le matin dans les buissons du jardin. J'ai retrouvé ici la mythologie de mon enfance m'engouffrant dans la brèche ouverte aux flancs de l'imaginaire.
Ce poème évoque magnifiquement la frontière entre le métaphysique et le réel et j'ai tendance à préférer la compagnie de l'ondine à celle de mes escargots.
Posté à 11h38 le 04 déc. 24
Sont charmantes à lire ces évocations d’un peu de toi ; ce, d’autant plus que je m’y retrouve un peu. C’était dans les eaux du Blavet, du Scorff. Avant d’y taquiner la Fario ou l’Arc-en-ciel, gamin, je m’y inventais des histoires.
Mais c’était au siècle dernier, bien avant l’I-Phone XVI. Merci.
Jeux
Ce n’est qu’une fourche en bois de poirier,
Un carré de cuir que tend l’élastique,
Une initiation à la balistique,
Une mise en scène d’aventurier.
Dans mon camp zéro, derrière un mûrier
Je jette des glands, la courbe elliptique
Finit sur la tôle, -oh quelle acoustique !-
Crétèle la poule au son du guerrier.
Puis las de lancer des chênes, les balles
-le silence est long dans les intervalles-
C’est auprès du ru que vais m’amuser :
Je plante en son flot, les fourches jumelles
Et l’axe s’emballe au train des lamelles,
Ce moulin me sied sans jamais m’user.
Posté à 13h57 le 04 déc. 24
ah, quelqu'un qui a trempé ses pieds et ses fesses dans le Blavet ne peut être définitivement mauvais
.
Je dois confesser avoir une tendresse toute particulière pour les fleuves côtiers bretons.
Ce message a été édité - le 04-12-2024 à 16:57 par Hellian
Posté à 16h25 le 04 déc. 24
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