Autopsie
Derrière le décor qu’un réel pâle trouble
L’imaginaire pulse et le rêve prend corps ;
Son charme, unique espoir face au monde retors,
Surpasse, du miroir, le tain qui tout dédouble,
Car le reflet, même mouvant, reste peu souple,
Et, pour y voir brûler l’amour ou le remords,
Il faut, Pégase, outre accepter, galop sans mors,
Ton bel élan, supporter qu’être ainsi s’accouple
Avec le songe et lange un rejeton fictif,
Indubitable enfant que l’esprit noir recrée
A partir de mémoire et du crible affectif...
Vois le soleil plonger, rougeoyant, dans la baie,
C’est un feu vrai ; sache pourtant : je l’ai couvé !
Il est un œuf - c’est le merveilleux recouvré -