Ghazal éthéré

Par : Assonance
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Assonance

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Ghazal éthéré


سلام


Ta hauteur t'honore en sublimité Ô ciel,
Ta grandeur égale à subtilité, Ô ciel.

Les yeux plongés dans les confins de l'univers,
Le coeur porté à ton habileté, Ô ciel.

Au regard de la nue, l'être humain se compose
En accords et en longanimité, Ô ciel.

Mouvoir la lumière est ta voie aimée première,
Abeausir l'esprit, ton habilité, Ô ciel.

Le blond soleil, ton compère, ami du beau temps,
Quand vient calme, goût de tranquillité, Ô ciel.

L'infini se contemple en cette éclose étoile,
Multicolore est ta simplicité, Ô ciel.

Ton bon gré adoucit les saints jours et les nuits,
S'apprend lors de toi magnanimité, Ô ciel.

Au langage ailé des oiseaux, tu portes voix,
De l'essor tu mènes limpidité, Ô ciel.

Ton étendue aussi vaste sait élever,
Ton clair est au long d'équanimité, Ô ciel.

En écrivant ces mots j'assone tes vertus,
Silence d'or, saine affabilité... Ô ciel...

سلام



Les règles du ghazal

1. Le ghazal comporte en général de 5 à 15 couplets de deux vers chacun (ces distiques sont appelés sher). Chacun de ces couplets est considéré comme une entité indépendante au point de vue du sens. Il n’y pas d’enjambements entre les couplets. Le ghazal est donc une collection de shers et chaque couplet doit être un poème en lui-même. Il arrive qu’on les compare aux perles d’un même collier.

2. Le premier couplet ou sher est appelé matla. Chaque ligne se termine par le même refrain ou radif qui peut être un mot ou un court segment de phrase. Ce refrain apparaît ensuite à la deuxième ligne de chacun des couplets suivants (c’est la règle dite du radif). Le schéma est donc 1/1, 2/1, 3/1, 4/1, 5/1 et ainsi de suite.

3. Deux autres règles s’appliquent à la forme stricte du ghazal. Les vers doivent être de longueur équivalente (règle du beher ou mètre). Le ghazal est donc une collection de shers de même mètre.
L’autre règle enfin est plus difficile à expliquer, elle a le nom de kaafiyaa et consiste à introduire une rime intérieure qui doit se retrouver avant chaque radif ou refrain !

4. Enfin le ghazal se termine par un couplet appelé maqta et qui inclut souvent sous une forme ou une autre la signature du poète (ce peut-être son pseudonyme ou quelque chose qui le symbolise).

Résumé : le ghazal est une collection de shers de métrique identique se terminant par le(s) même(s) mot(s) refrain précédé du même motif rimé.








Ce message a été édité - le 26-11-2024 à 19:29 par Assonance
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Kerdrel

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un des plus célèbre aussi :

Gazel: au fond de la nuit

Je suis rentré dans la maison comme un voleur
Déjà tu partageais le lourd repos des fleurs au fond de la nuit

J’ai retiré mes vêtements tombés à terre
J’ai dit pour un moment à mon coeur de se taire au fond de la nuit

Je ne me voyais plus j’avais perdu mon âge
Nu dans ce monde noir sans regard sans image au fond de la nuit

Dépouillé de moi-même allégé de mes jours
N’ayant plus souvenir que de toi mon amour au fond de la nuit

Mon secret frémissant qu’aveuglément je touche
Mémoire de mes mains mémoire de ma bouche au fond de la nuit

Long parfum retrouvé de cette vie ensemble
Et comme aux premiers temps qu’à respirer je tremble au fond de la nuit

Te voilà ma jacinthe entre mes bras captive
Qui bouge doucement dans le lit quand j’arrive au fond de la nuit

Comme si tu faisais dans ton rêve ma place
Dans ce paysage où Dieu sait ce qui se passe au fond de la nuit

Ou c’est par passe-droit qu’à tes côtés je veille
Et j’ai peur de tomber de toi dans le sommeil au fond de la nuit

Comme la preuve d’être embrumant le miroir
Si fragile bonheur qu’à peine on peut y croire au fond de la nuit

J’ai peur de ton silence et pourtant tu respires
Contre moi je te tiens imaginaire empire au fond de la nuit

Je suis auprès de toi le guetteur qui se trouble
A chaque pas qu’il fait de l’écho qui le double au fond de la nuit

Je suis auprès de toi le guetteur sur les murs
Qui souffre d’une feuille et se meurt d’un murmure au fond de la nuit

Je vis pour cette plainte à l’heure ou tu reposes
Je vis pour cette crainte en moi de toute chose au fond de la nuit

Va dire ô mon gazel à ceux du jour futur
Qu’ici le nom d’Elsa seul est ma signature au fond de la nuit !

Louis Aragon
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Assonance

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L'exercice est agréable et peut donner libre cours à une pensée en prose.

La répétition donne un effet psalmodié qui semble plus profond que la ritournelle.

J'aime bien.

J'ai apporté quelques ajustements à mon texte pour qu'il soit + harmonieux.

En tous les cas, c'est une forme relativement simple d'accès, les distiques étant assez naturels.

J'en ferai d'autres, je pense.

Bonne soirée.