Joug

Par : Salus
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Salus

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Joug

A se glisser au fourreau d’interstices,
Prenant pour chas les impasses duplices,
Explorateurs de ces sphères complexes
Qu’on taxe à tort de saxe, où l’art des sexes
Prendrait l’essor en jouissant des mots,
Dans une joie aux élans animaux,
Nous finirons par rencontrer les dieux,
Coincés – pareil – par quelque veto creux.
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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] Vous êtes doué dans les interstices de votre pensée, on sent que vous savez ce que vous pensez.

Bravo.
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Salus

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A savoir ce que l'on pense
Lorsque ce que l'on sait panse
Ce creux qu'on a dans la panse
Qui s'expanse, qui s'expanse !

Merci, Messaisons, c'est compliqué pour tout le monde...
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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] La foi n'est pas un antidote
Aux souffrances qui se tricotent
Parfois dans le dos jusqu'au coeur,
Je veille sur Dieu en mon heur'.
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Salus

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Tiens ? c'est vous qui veillez sur Dieu ? - Ca, c'est rigolo !

(Je n'aime pas Dieu, mais la poésie, même confite en dévotion, peut atteindre à de divins sommets ; je vous conseille Francis Jammes, immense poète dont je vous convie à lire ou relire, ici-même
https://lespoetes.net/poeme.php?cat=ph&id=2983
ce magnifique texte, dont le grand, et néanmoins athée, George Brassens a interprété quelques couplets avec son brio habituel :
https://www.bing.com/videos/riverview/relatedvideo?q=la+pri%C3%A8re+%C3%A0+marie+francis+jammes+brassens+youtube&mid=D8EF1A341AE
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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] Salus,

Je ne connaissais pas de poèmes de Francis Jammes, merci de me le faire découvrir par ce poème-ci, poème profondément humain, qui attrape toute la lumière de splendeur par son humaine fragilité, ses mots de fragilité, qui parle de la fragilité des hommes. Et dans la bouche de Brassens ces paroles se gravent d'autant plus dans notre humanité, comme une vraie nourriture.

Veiller sur son bonheur, n'est-ce pas veiller sur Dieu ? En ce qui me concerne, je le pense. Si Dieu est responsable de mon bonheur et que je veille à ce qu'il se poursuive, avec son accord tacite, je veille sur la continuité de Dieu, je fais ce qu'Il veut pour moi, je le protège en moi, je fais fructifier Son Oeuvre.

Merci pour vos mots et vos références.