La poésie sur internet
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Par : Salus
Nef
Dans l'âcre écume intrinsèque des mots,
Nous extrairons, raison, ta quintessence ;
Et, sur des sons infinitésimaux,
Se déploiera l'ample musique intense
Où plane, plume, en quelque écho subtil
Ouvrant les sens, la tessiture bleue !
Exhale, ô Fleur, d'un enivrant pistil
Tout le parfum, dont tu cibles, dans le
Ciel de l'esprit, le centre intemporel !
Et qu'Aphrodite, en cette mousse née
Sous les essors hauturiers du pétrel,
Fasse envoler la logique affinée...
Panthalassa du vrai savoir humain,
Vieil Océan de notre conscience,
Flot des pensers, contre quoi tout fut nain,
Où, frêle voile, un bateau se balance...
Ce message a été édité - le 10-11-2024 à 19:38 par Salus
Posté à 19h38 le 10 nov. 24
Fragilité de la poésie qui ose relever le défi de cet océan...
Mais la beauté au rendez-vous nous transmet le " sens marin" !
Un soir du Vendée- globe, bravo :
Posté à 22h46 le 10 nov. 24
Merci, capitaine, ce texte-là devait te toucher !
Le Vendée-globe ? - Pas glop !
(Parlez-moi du vent du globe)
Posté à 10h38 le 11 nov. 24
En skiff, en drakkar, en caravelle, en barcasse,
Toujours on se replonge au doux de l’amnios,
Cousins de Moby Dick ou d’une autre rascasse,
Fils d’un Poséidon ou d’un Parthénios.
Ce message a été édité - le 11-11-2024 à 10:48 par Lau
Posté à 10h47 le 11 nov. 24
En sloop, en brick, en ketch, de la proue à l'arcasse,
Baignant dans l'amniotique, au flux sans chair ni os,
De cette eau primordiale où Nérée est loquace,
Voguons ce temple aux sons parfaits, jusqu'au naos !
Posté à 11h47 le 11 nov. 24
Avant que n’émerge des foudres du chaos,
Le bruit du ciel, écoutons encor la sargasse
Glouglouter, douce, ô l’abysse ne nous agace
Au fond ; l’on serait cools auprès de Palaos
Posté à 13h36 le 11 nov. 24
Hélas l'Océanie en est inefficace
(Ainsi que le serait, par ailleurs, le Laos)
Car sous l'azur liquide où glissent des praos
Un réseau de plastique aux longs bras s'entrelace...
Posté à 14h31 le 11 nov. 24
J’en pleurerais. Mais fi de ce vortex de tox,
Naviguons hors du temps, armons la galéasse !
Et mieux que les marins de l’Oceano nox,
Voguons par-delà la mer d’huile fainéasse !
Ce message a été édité - le 11-11-2024 à 16:44 par Lau
Posté à 16h39 le 11 nov. 24
Un poème magnifique où chaque mot est à sa place, où le verbe sublimé se promène dans des draps de soie.
Bravo Salus !
Posté à 17h11 le 11 nov. 24
Tu tiens, il est vrai, le secret du monde d'Oz
Qui des adversités écarte toute stase,
Comme Hugo nous le chante en endormant Booz :
"Ainsi parlait Booz dans le rêve et l'extase*" !
*Quinzième quarte
Le public, toujours curieux, notera que les lettres "s" "x" et "z" sont équivalentes à la rime, dans le vers régulier.
Posté à 17h16 le 11 nov. 24
Oh, merci monsieur Cabot !
(les post se sont croisés)
Posté à 17h17 le 11 nov. 24
Ce poème montre, si l'en était besoin, que ce sont les mots qui font la poésie.
Ici elle est au top.
Posté à 17h45 le 11 nov. 24
Sublime poème du monde océanique
Où chantent les bateaux
Devant ta plume bleue...
Posté à 18h03 le 11 nov. 24
Au commencement c'était le début !
C'est après, seulement, que le mot vint ;
Quant au poète, ensorceleur, il feint
D'écrire...et la note est son attribut !
Merci pour ces suffrages, qui me vont droit au cœur.
Ce message a été édité - le 11-11-2024 à 18:09 par Salus
Posté à 18h07 le 11 nov. 24
Comment passer à côté d’un tel Simoïs,
Quand signe Baudelaire un cygne et que s’exile
Un esprit qui s’en va quand la beauté s’exhale
Au pavé sec et sans eau, marche de guingois.
Bon, j’ai perdu. Ça ne fait pas un pli. Mais je n’ai pas su m’empêcher.
Merci Salus de me donner ces opportunités.
Posté à 19h18 le 11 nov. 24
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