Quand le jour, trop vite, décline,
Quand l’obscurité prend racine,
Quand les sons aigus se font sourds,
Quand disparaissent la jouissance et l’amour.
Quand la rivière bouillonnante se tarit,
Quand les nuages gris, de nous se rient,
Quand la nature se rebelle et nous défie,
Quand notre corps se dégrade et se flétrit.
Quand les souvenirs se mêlent et s’estompent,
Quand la curiosité et l’envie s’interrompent,
Quand la joie et le rire se font rares,
Quand tristesse, nostalgie, de nous, s’emparent.
L’énergie se mue en apathie décevante,
L’esprit oublie les mots ou les invente,
Le coeur, ignore les malheurs du monde,
L’âme, perdue, erre et vagabonde.
Autour de nous les enfants tant chéris,
Joyaux précieux que l’on protège à vie
S’éloignent, rencontrent bonheur et succès
Raison, parmi tant d’autres, de mourir en paix.