La poésie sur internet
Votre session va bientôt expirer. Souhaitez-vous rester connecté ?
Temps restant :
Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.
Par : Jim
Ô la surprise ! nous disons : qu'il n'existait qu'un vers,
Au tout début de l'univers lors de prime saison.
Poussa d'abord le vert, dans le bon ordre de raison,
Couvrant, de la maison, les murs tant d'avers que d'envers.
On entendit pousser le vent les nuages au loin ;
Cela fit un grand foin ! C'était le tout premier essai.
Il fallut lors prendre grand soin de ce Râ qui baissait ;
De la lumière aurions assez, si d'éclat avions moins ?
Dans la nuée, l'arc se banda, tenu par la main ferme
De la déesse en quelle germe un unique mandat ;
D'ensemencer le derme, en respectant cet agenda,
Que nul dieu n'amenda, que toute teinte soit un sperme.
L'arc et la lyre sont unis quand chantent les couleurs,
Dans cette symphonie qui rime rires avec pleurs.
©JIM
Ce message a été édité - le 22-07-2024 à 00:32 par Jim
Posté à 23h42 le 19 juil. 24
Les rimes à l'hémitiches pimentent ce sonnet.
Posté à 06h39 le 20 juil. 24
Je n'ai rien à dire, tout a été dit dans ce poème. Les deux derniers vers sont superbes comme le sonnet en entier.
Posté à 23h05 le 21 juil. 24
Merci Pierre & Max d'avoir apprécié.
Ce sonnet n'est bien sûr pas régulier, puisque l'alternance des genres n'est pas respectée. Cependant, il s'agit d'un 14-syllabique structuré en 8/6 et 6/8. La césure n'est donc jamais à l'hémistiche. Cela permet de jouer avec les rimes terminales et les rimes internes, chaque vers est donc deux fois en résonance. Du fait de la dissymétrie, les séquences de vers sont en contre-rimes.
Il est content de lui, le bougre !
Ce message a été édité - le 22-07-2024 à 07:06 par Jim
Posté à 07h05 le 22 juil. 24
Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.