Nous vivons pour moitié dans la vive clarté
qu'on nomme la journée ;
ensuite nous sombrons en profonde nuitée
de la mort alternée.
Comment de tout objet son ombre séparer,
avoir la fleur sans sa racine,
la pluie sans la nuée, l'océan sans marée,
un jardin vierge avec... piscine ?
Et comment d'une pièce séparer les faces
sans les multiplier ?
Au devenir tout contribue, tout est lié,
autant ce qui me plait que cela qui m'agace,
ce que je juge utile et ce qui me menace,
d'autant plus affranchi qu'est serré le collier.
©JIM
Ce message a été édité - le 08-04-2024 à 21:14 par Jim