Pose ton luth, Alfred, et laisse-nous tranquille !
Nul ne t'a attendu pour éprouver l'ennui,
Lequel nous fait confondre et le jour et la nuit ;
On sait depuis longtemps que vivre est inutile.
Tandis que le héros guerroie, la femme file...
On occuppe son temps en se tapant dessus,
Quand quelques autres cherchent comment c'est conçu...
Pour faire un tel foutoir, il faut être débile !
Depuis l'antiquité, le même ver nous ronge,
Les mêmes cris, le même espoir, le même songe,
Ayant tout consommé, ne reste que le jeu ;
Amour, trépas, désir, frayeur, néant, miroir,
Le vivre est se sentir brûler au même feu
Que cet ivre Phénix guettant le dernier soir.
©JIM
Ce message a été édité - le 03-04-2024 à 00:25 par Jim